Homosexualité : une catégorie sociale mal connue

 

 

            « Pour moi, l'homosexualité est un choix. Conscient ou inconscient, c'est un choix. Plus ou moins conditionné. Il n'y a pas de choix absolu. Ce n'est pas une pathologie, ni psychologique, ni biologique. Nous sommes traversés par beaucoup de sentiments et d'instincts, qu'on ne choisit pas, qu'on tente de canaliser, d'orienter, de gérer. Ces instincts ne sont ni bons ni mauvais. Je ne juge pas. Selon les spécialistes des sciences humaines, on ne choisit pas sa sexualité de manière consciente » [1].

 

 

            Ce que certains qualifient de renaissance ou de réforme de l’islam n’arrivera pas seule, il nous faut agir. Selon moi, l’homosexualité quoiqu’on en dise n’est pas un choix ; et il faudrait être fou pour choisir d’être homosexuel lorsque l’on vient du milieu socioculturel d’où je viens[2]. Bien heureusement ici en France, et en Europe de manière générale, l’homosexualité n’est plus un délit et elle est de moins en moins taboue. Je rappel que la France a même été récemment condamnée par la cours de justice européenne pour avoir refusé le droit à l’adoption à deux femmes lesbiennes[3] ! Mais de quelle conception de l’homosexualité cette génération de français et de françaises de confession musulmanes a-t-elle héritée !? Car si nous avons orienté notre discussion présente sur les aspects religieux de cette problématique, c’est bien parce que c’est la représentation que certains français de confession musulmane ont de leur religion, pas l’islam en lui-même, qui pose problème selon moi. Certains pensent encore dur comme fer, c’est bien le plus aberrant, en ce concept étriqué, suranné, d’une soi disant masculinité qui ne peut être qu’exacerbée, d’un patriarcat tout puissant : l’homme, le mâle, serait la valeur de toute chose ? Non ! Selon l’axiologique islamique, il semblerait que ce soit l’être humain dans toute sa complexité : sa connaissance, sa liberté, notamment à l’autodétermination, sa capacité à la représentation, à l’empathie, qui font de lui un créateur de possible, encore bien plus qu’un ange de lumière, le successeur de Dieu sur Terre selon les enseignements du Coran.

 

            L’homosexualité telle que nous la vivons aujourd’hui, telle du moins que la loi française nous permet de la vivre, ne va pas à l'encontre des principes de l’intérêt général tels que décrits par le célèbre réformateur du Vème siècle de l’hégire, l'imam Abou amid Mohammed ibn Mohammed Al-Ghazali. Ce que « Algazel » nommerait maslaha (مصلحة - le bien être de tous) repose selon lui sur 5 éléments : la religion, la vie, la raison, la descendance, la propriété. Tous ces aspects de la maslaha sont désormais assurés par un droit français qui a pu être en mesure d’évoluer au fil des siècles, au point de faire une place égale (ou à peu de chose près, nous y travaillons) a l'ensemble des citoyens, au sein de la communauté républicaine de France ; au moins en partie grâce à une sécularisation des universaux communs à toutes les religions. Par ailleurs, déjà au 15eme siècle, des savants andalous comme Abu Ishaq Ash-shatibi affirme clairement pour la première foi en islam, que l'objectif supérieur[4], transversal a toute religion, universel, est le bien être des humains[5]. Il est dit dans le coran : « pas de contraintes dans la religion »[6] ; et y a-t-il plus grande contrainte que de demander à un individu de renoncer à cette sexualité, à une part de son identité, à son intimité que Dieu lui a attribuée !? Ce serait d'ailleurs contraire à cet autre principe universel qui déconseille de changer la création de Dieu : « Je les égarerai, je leur inspirerai de faux espoirs, je les enjoindrai et ils fendront les oreilles des bestiaux, je les enjoindrai et ils changeront la création de Dieu », disait le diable selon le Coran[7].

            Le respect de ces universaux supérieurs selon moi passe incontestablement, histoire des religions et connaissances en sciences de l’éducation tendent clairement à le prouver, par l’émergence d’une conscience accrue, au-delà de toute spécificité culturelle ou traditionnelle humaine, de la raison d’être de ces « lois » divines ; c’est la définition même selon moi de l’Humanitas antique. Des traditions humaines, religieuses que je ne conteste pas, puisque la plupart d’entre nous, et quoiqu’on en dise, tentons de nous les approprier, chacun à façon et à son rythme propre, malgré toutes les stigmatisations et les pressions sociales. J’espère désormais que nous, citoyens français, homosexuels de fait et musulmans par choix ou par héritage culturel, serons de plus en plus nombreux à nous inscrire en faux contre les discriminations, la stigmatisation, la violence sous toutes ces formes que nous devions jusqu’alors subir en silence et isolément ; une violence qui s’exprime d’une part par certains religieux dogmatiques et conservateurs de tous bords - en cela les musulmans n’ont rien à envier aux autres « extrêmes », à une époque ou jamais l’individu n’a été autant catégorisé par - réduit à - son orientation sexuelle ou de genre. Une violence manifestée d’autre part en raison de cette méfiance envers les religions et envers l’islam en particulier, à une époque ou palpables peuvent être les pressions pour la promotion d'une identité unique monobloque, standardisée. Nous devons être de plus en plus nombreux à remettre en question avec force la viabilité à long terme de la représentation que certains ont encore de leur religion, comme un système de croyance fermé, autosuffisant conceptuellement, jamais assez inscrit dans une dialectique multidimensionnelles, enrichies des différences de chacun des individus qui composent notre communauté humaine. C’est après des années de déchirements intérieur et de réflexion que j’ai trouvé la force d’élaborer une partie de cette motivation qui me permettra avec le temps de relever la tête, de sortir du carcan dans lequel on avait tenté de m’enfermer comme une bête, afin de rassembler le plus d’homosexuel-les musulman-es, en France et ailleurs, autour d’un projet éclairé, citoyen, engagé et commun.

 

C’est ainsi qu’en Janvier 2010, j’ai fondé le collectif citoyen HM2F – homosexuel-les musulman-es de France, pas vraiment un nom tout juste une description factuelle – afin d’accueillir et de partager, tout en ouvrant de concert à un islam de France plus inclusif. A la première réunion nous étions à peine une demi-douzaine. Aujourd’hui HM2F compte plus de deux cent membres inscrits (et plusieurs centaines de sympathisants), dont un bon tiers sont des femmes ainsi que certaines sœurs transidentitaires. Il faut que je concède que lorsque j’ai fondé ce collectif, je pensais comme beaucoup d’autres homos musulman-es être le seul à ressentir le besoin de trouver une voie de conciliation entre une sexualité, que j’ai découvert à l’adolescence et que j’ai fait le choix très clair, dès le début, de ne jamais rejeter ; et ces valeurs qui m’ont été inculquées par mon éducation, nos traditions familiales et une spiritualité que dès mon adolescence j’ai eut beaucoup de bonheur à découvrir, à cultiver, à enrichir au contact des autres. Aujourd’hui, personnellement je suis très heureux comme je l’ai été il y a longtemps, de retrouver une part de cet enchantement du monde qui m’avait été légué par mes grand-mères en particulier, par mes oncles aussi ; je suis très heureux de voir que j’ai à ma disposition un espace de liberté, d’expression et de partage avec des frères et des sœurs humains avant tout, qui ont cela en commun qu’ils ont compris que c’est à chacune et à chacun d’entre nous de trouver sa propre voie, au contact de l’Autre. Les différents groupes et commissions de HM2F organisent aujourd’hui et ce depuis bientôt deux ans des rencontres régulièrement destinées aux  homosexuel-les musulman-es, mais qui sont ouvertes à tout-tes. Ce collectif citoyen n’est pas un ghetto. Nous avons également participé à l’organisation de colloques comme celui du 17 mai dernier à l’assemblée nationale - contre l’homophobie, la transphobie, sous le haut patronage du ministère de l’intérieur et par le biais du comité IDAHO. Nous avons participé à la conférence qui a réunit des homosexuel-les musulman-es du monde entier, du 8 au 12 mai dernier au Cap (Afrique du Sud – association TIC fondé par l’imam Mushinh Hendricks, lui-même ouvertement homosexuel depuis 15 ans. HM2F a également été à l’initiative de la première conférence des associations LGBT, européennes et musulmanes, qui s’est tenue à Paris en Octobre dernier[8]. Cette conférence internationale qui accueillit près de cent personnes de onze nationalités différentes fut la première en occident à réunir les deux seuls imams homosexuels au monde, qui œuvrent eux aussi pour un islam inclusif et véritablement apaisé quant à la diversité des genres et des sexualités humaines. L’association à ainsi été fondée sur deux axes principaux : tout d’abord répondre, autant que faire ce peu et dans la mesure de nos modestes moyens, aux besoins des adhérents ; HM2F a également été fondée afin d’être à terme une force de proposition au sein d’un tissu interassociatif LGBT fort bien structuré en France, toute chose étant bien entendu perfectible par ailleurs. Nous entretenons désormais des liens qui restent à approfondir avec des associations musulmanes LGBT au Maghreb, en Afrique du Sud, en Amérique du Nord et bien entendu en France, notamment par le biais d’un collectif interassociatif dont HM2F est membre fondateur, destiné à défendre le droit des mères musulmanes de France qui, dans certains établissements, ne sont plus en mesure d’accompagner leurs enfants en raison du fait qu’elles portent un simple foulard sur la tête[9].

Quant aux objectifs opérationnels de ce collectif citoyen ils sont divers : nous organisons principalement des rencontres régulières, afin que les adhérents et les sympathisants puissent être en mesure de nourrir leur réflexion personnelle au contact des autres. Car c’est une bonne chose qu’il n’y ait pas de réponse unique à la façon de vivre sa vie lorsque l’on est homosexuel-les et musulman-es ou d’origine musulmane. Il n’en reste pas moins que d’échanger avec des individus qui vivent des expériences similaires, d’offrir en Partage son témoignage de vie - selon des règles que nous avons établies clairement, pour le respect de la parole et de la vie privée de tous -, est à n’en pas douter une bouffée d’oxygène pour beaucoup d’entre nous qui jusqu’à il y a peu pensaient être les seuls à vivre en quelque sorte « entre le marteau et l’enclume » ; pris entre l’islamophobie d’une part et l’homophobie, la transphobie d’autre part. Nos projets sont ainsi construits pour qu’à long terme, les homosexuel-les musulman-es ou d’origine musulmane n’aient plus à être entredéchirer entre une sexualité qu’ils ont fait le choix d’assumer librement, et un héritage culturel voir cultuel qu’ils sont tout à fait assez humain pour le vivre pleinement ! En cela nos autres objectifs opérationnels principaux ont par conséquent été dès la fondation de HM2F, établis afin d’informer la communauté LGBT sur ce que c’est que d’être musulman lorsqu’on est homosexuel. Et de manière complémentaire, nous tentons aussi bien que possible, de la manière la plus apaisée qui soit, d’informer la communauté musulmane de France qu’il est possible, c’est un fait, d’être musulman-e en étant homosexuel-le, et inversement.

 

            Ma détermination a fonder une telle association – après plusieurs années d’engagement associatif divers, principalement auprès des enfants et des adolescents atteints du VIH Sida[10] - je me suis rendu compte, notamment en discutant de cela avec d’autres « homos musulman-es » essentiellement sur internet, que de nombreux de nos frères et sœurs homosexuel-les sont confronté-es aux mêmes stigmatisations et aux mêmes discriminations auxquelles j’ai eu à faire face, avant d’être en mesure de m’assumer en tant qu’homosexuel, et de comprendre que l’islam n’a jamais été une religion homophobe. Que nous soyons pratiquants ou pas, il aisé d’assimiler, même si cela prend un certain temps, que ce sont les êtres humains qui sont responsables de la violence qu’ils génèrent et des souffrances qu’ils infligent, dussent-elles être pratiquées au nom de Dieu. Aujourd’hui, de nombreux frères et sœurs sont à la recherche désespérément de conseils, d’un modèle de vie, d’un « mode d’emploi tout prêt », afin de savoir comment vivre de manière épanouie leur vie d’homosexuel-les, qu’ils voudraient être en mesure de concilier avec leur foi religieuse - ou leur héritage culturel -, et leur vie de famille notamment. La première chose à leur dire est qu’un tel « mode d’emploi » n’existe pas, et cela n’est pas plus mal. Chacun, chacune est ainsi libre de vivre sa sexualité et son rapport au Divin, de la manière qu’il entend, sans intermédiaire entre Dieu et les êtres humains que nous sommes, conformément aux préceptes de l’islam dès sa création[11]. D’autre part, il est un fait que nous sommes parmi les premières générations à pouvoir être en mesure de vivre ouvertement notre homosexualité, malgré les difficultés. Sans parler du fait que l’islam selon moi est en pleine réforme. Ce qui fait de gens comme nous des pionniers, à double titre. Aujourd’hui, de plus en plus de nations nous reconnaissent notre droit à être nous-mêmes. Etre gays et musulman, c’est possible ! Même si force est de constater que la route est encore longue et que tout reste à construire afin d’élaborer, de faire émerger ensemble, une représentation possible de ce que peut être, de manière éclairée, apaisée, librement consentie, un-e homosexuel-e musulman-e.

                La route est longue en effet. La nécessité de la création d’une telle association peut paraitre bizarre à bien des musulmans. La dénomination peut paraitre provocatrice : « homosexuel-les musulman-es » !? Nous disent certains. Pourtant, nous ne faisons que dire la vérité, crument certes. Mais le fait que cette vérité toute simple dérange, c’est déjà le signe du travail qu’il nous reste à accomplir. De plus, on pourrait dire qu’en France et en occident, l’homosexualité semble être de moins en moins un sujet tabou. Pourquoi alors s’enfermer dans une association d’homosexuels dont le point commun semble être d’appartenir à une confession religieuse – l’Islam - qui bien souvent apparait comme leur étant hostile, pour ne pas dire totalement opposée. Théoriquement c’est exactement ce que je pensais, au sortir de l’adolescence et de mon endoctrinement consenti avec les frères « salafistes ». Mais le fait est qu’après plusieurs années de travaille associatif divers - à titre personnel et bénévolement - force est de constater qu’il y a certaines problématiques spécifiques aux homosexuel-les de confession musulmane, ou né-es dans une famille musulmane, que nous devons apprendre à prendre en charge si nous voulons, en tant que société civile, parvenir à la prise en charge de manière efficiente et sur le long terme cette problématique là. Etre homosexuel et croyant ça existe vraiment et c’est un phénomène de plus en plus visible : un homosexuel qui se reconnait dans une démarche spirituel. Des homosexuels qui ne voient tout simplement aucune raison de céder à la pression du plus grand nombre, qui les pousserait à choisir entre leur spiritualité, leur vie affective et leur sexualité.

            Ces problématiques sont évidemment liées au fait qu’on a parfois du mal à se représenter qu’un homosexuel se reconnaisse dans une tradition religieuse dont on pense qu’elle le rejette. C’est sans doute le mal du siècle tel que le décrivait André Malraux, l’on a sans doute tendance à oublier le cadre républicain laïc, qui nous a permis à tous, y compris les croyants, d’être libérés du dictat d’une minorité élitiste et sectaire de la population, en matière de mœurs notamment et de rapports interindividuelles. Cette sécularisation de nos sociétés est une évolution qui s’inscrit dans une mutation plus générale des formes du religieux. Cette sécularisation nous permet aujourd’hui d’avoir une meilleure représentation de la méprise conceptuelle de la part de certains de nos coreligionnaires musulmans, qui confondent aujourd’hui encore, ici en France, au 21ème siècle, foi religieuse - communier ensemble, enrichir sa démarche spirituelle individuelle, etc. -, et traditions de la culture d’origine, en l’espèce une culture islamique, des traditions et des préjugés souvent antéislamiques, du moins qui ne sont pas cités si clairement qu’on pourrait le croire ni dans le Coran, ni dans la tradition prophétique. C’est une confusion entre spiritualité et vie affective que nous voulons tous, en principe, construire de manière à ce qu’elle soit la plus épanouie possible : une vie affective, émotionnelle, sexuelle, qui relève du domaine de la vie privée.

 

L.Zahed - fondateur & porte-parole de HM2F

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[1] Tarek Oubrou, « L’homosexualité est un choix ». Article de Rue89 ; op. cit.

[2] Idem.

[4] Al-muwafaqat fi usul ash-shari'a.

[5] Al ghazzali, “Al-mustasfa min ilm al usul”. Cité par T. Ramadan (2008). « La réforme radicale ». Presses du Chatelet, Paris.

[6] La ikraha fi al-din ; Coran: 2.256.

[7] Coran: 3.119.

[8] CALEM, conférence des associations LGBT, Européennes et musulmanes – www.calem.eu.

[9] Acte de naissance du collectif interassociatif dont HM2F est membre fondateur, intitulé « Mamans toutes égales » - http://www.homosexuels-musulmans.org/Non-au-debat-proces-de-l-islam__No-to-the-debate-trial-about-Islam.html#Acte_de_Naissance.

[10] J’ai fondé la première association de jeune séropositif en France, ainsi que l’association TDMES, afin de contribuer à informer l’opinion publique sur la façon dont les enfants du sida sont pris, ou non, en charge à travers le monde - http://www.tourdumondedesorphelins.com/contact.html.

[11] Corbin, « Histoire de la philosophie musulmane » ; op. cit.

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COLLECTIF CITOYEN POUR UN ISLAM DE FRANCE VÉRITABLEMENT INCLUSIF, 

& UNE LAÏCITE VÉRITABLEMENT RESPECTUEUSE DE TOUTES LES CROYANCES.

Porte-parole, L.Zahed - vendredi 30 décembre 2011

Au plaisir de bientôt vous comptez parmi nous.
http://www.homosexuels-musulmans.org
homomusulmans@gmail.com



 

HM2F, notre collectif citoyen, est coordinateur international de la conférence internationale
CALEM - financée en 2012 par le conseil de l'Europe et qui reçu le prix
Pierre Guénin de SOS homophobie -,
membre de la
Fédération LGBT,
du Centre LGBT de Paris, du RAVAD, de l'ILGA ;
membre des collectifs interassociatifs Pinar Selek et IPERGAY, et
membre fondateur du MTE.

Le collectif HM2F est l'aboutissement d'une collaboration fraternelle entre des homosexuel(le)s (ou des citoyens appartenant à d'autres minorités sexuelles visibles) : qu'elles ou qu'ils soient athés, de confession juive, de confession musulmane, chrétienne, bouddhiste ou autre... C'est une grande fierté !
Et nous fomentons le secret espoir à la face du Destin, que cette pluralité et ce "vivre ensemble" citoyen et collégial,
restera la pierre angulaire sur laquelle nous continuerons de bâtir nos projets communs, inch'Allah.