La paix de l'islam ou l'héritage d'une masculinité traditionnelle "toute puissante"


            « Il est impossible, pour quelqu’un qui étudie la vie et le caractère du grand Prophète d’Arabie, pour quelqu’un qui sait comment il enseignait et de quelle façon il vivait, d’avoir d’autre sentiment que le respect pour ce Prophète prodigieux, l’un des grands messagers de l’Être Suprême. Même si mes discours contiennent bien des choses qui sont familières à beaucoup d’entre vous, chaque fois que moi-même je les relis, je sens monter en moi une nouvelle vague d’admiration, un nouveau sentiment de révérence, pour ce prodigieux grand maître arabe » [1].

 

Islam, en arabe cela veut dire « être en Paix ». Le sens premier de ce terme fait référence à un processus en devenir. Mais bien entendu vous ne trouverez nulle part une telle traduction au premier degré du mot islam. Puisque de bien entendu, une telle traduction ne serait pas conforme à la dogmatique, de plus en plus stricte, prônée par certains de nos coreligionnaires et de nos penseurs musulmans en France comme ailleurs. Tout comme pour le mot « islam », le mot « homosexualité » ne fait tout simplement pas référence à la même représentation, selon que ces mots sortent de la bouche de tel ou tel musulman. C’est un terme qui n’a jamais été prononcé, lorsqu’adolescent, j’ai été rejeté par les « frères musulmans » avec qui j’avais appris la religion.

Durant mon adolescence, j’ai vécu aux cotés de ceux que l’on nomme les « islamistes » - et que je préfère qualifier de « musulmans dogmatiques » -, en Algérie dans les années mille neuf cent quatre vingt dix. Tout cela, tout ce qui m’amène aujourd’hui aux réflexions qui sont les miennes, a commencé alors que je n’avais que douze ans ; l’homophobie, la pression sociale à la « normalité », hétéronormée, masculine et exclusive, commence dès le plus jeune âge, alors même que je n’ai pas choisi d’être ce que je suis même si, avec le temps, j’ai compris qu’il me faudrait choisir, sans ambigüités, celui que j’ai voulu devenir.

 

Est-il possible d’être à la fois homosexuel et musulman ?  Peut-on assumer pleinement, publiquement la sexualité que Dieu nous a attribuée, sans complexe ni honte, tout en pratiquant au quotidien, individuellement et collectivement, une religion telle que l’islam ? Ce sont là des questions que je me suis pendant près de vingt ans. Lorsque l’on est homosexuel et musulman, on se trouve bien souvent aujourd’hui encore, de part les pressions que l’on subit de sa famille ou de son entourage en général, comme placé-e entre le marteau de l’islamophobie et l’enclume de l’homophobie[2] ; ténèbres sur ténèbres. Alors quelle peut-être la solution pour ces musulman-es que nous sommes !? Notre Islam de France se devra, à n’en pas douter, d’être en mesure de protéger et de défendre le droit des minorités sexuelles[3], notamment, au sein d’une communauté musulmane qui trop souvent, à tort, est considérée comme intrinsèquement et irrémédiablement homophobe. Cela alors même que l’homosexualité - al-mathliya al-djansiya - ne semble être condamnée nulle part clairement, ni dans le Coran ni dans la tradition des hadiths.

Par ailleurs, c'est là semble-t-il l'une des principales préoccupations de ce que d’aucuns nomment les « homos musulmans ». Nous ne voulons plus être stigmatisés par des chroniqueurs ou des religieux, souvent autorité autoproclamée, qui usent d'une « pseudoscience », qu'ils manipulent comme bon leur semble, afin de nous infra-humaniser – en tant qu’homosexuel-les et/ou en tant que musulman-es -, de faire de nous moins que des êtres humains à part entière, de justifier tant bien que mal du fait que selon eux, nous ne serions pas assez digne (pas assez humain?) pour être en mesure d'exprimer librement une quelconque forme de spiritualité, voir même d’embrasser librement une foi et une pratique religieuse. La seconde préoccupation principale de nos frères et de nos sœurs musulmans par conviction, et homosexuel-les de fait, semble être liée à une certaine islamophobie dont ils pensent, à tort ou à raison là encore, qu’elle rejaillie directement sur nous. A vrai dire d’où qu’ils viennent, nous considérons que ces propos sont extrêmes et nous voulons désormais publiquement nous inscrire en faux contre ces discriminations qui de notre point de vue sont intenables sur le long terme ; ces propos xénophobes, autant que les propos homophobes tenus par certains religieux qui se décrivent eux-mêmes comme dogmatiques, sont parmi les raisons principales qui m’ont motivé à fonder le collectif citoyen HM2F – homosexuel-les musulman-es de France – en janvier 2010. Il est à noter en cela que des areligieux peuvent avoir une représentation de l’islam qui est tout aussi dogmatique, puisqu’ils enferment l’islam dans une caricature de religion qui seraient intrinsèquement homophobe, misogyne, voir raciste[4]. Lorsque je ferais référence au dogmatisme de certains, j’entendrais par cela le dogmatisme des uns – religieux – comme des autres – areligieux – qui enferment l’islam dans une représentation qui par définition ne pourrait être remise en question par les musulman-es, qui pour la plupart d’entre eux veulent s’approprier sereinement le rapport qu’ils entretiennent à leur foi.

 

            Oui, islam cela veut dire « Paix », et les musulmans ne possèdent pas de clergé centralisé. C’est l’une des raisons pour lesquelles lorsque l’on parle d’Islam, il est utile de distinguer d’emblé entre trois entités intellectuelles interdépendantes. Tout d’abord, l’on peut considérer l'islam en tant que religion qui existe depuis plus de 1430 ans, avec un dogme plus ou moins unanimement accepté par les différentes sectes musulmanes. Puis lorsqu’on se réfère à l’Islam, on le fait également en tant que civilisation arabo-islamique, tantôt tolérante envers les minorités sexuelles, tantôt puritaine, et selon le lieu et le temps, parfois les deux à la foi ; une civilisation arabo-islamique qui s’extirpa des sables du désert d’Arabie, à une époque où l’être humain ne faisait vraisemblablement pas de distinguo particulier entre « loi » islamique, inspirée d’une Humanitas universelle, et traditions arabes. L’islam des origines est-il totalement opposé à l’homosexualité, comme le prétendent certains ? L’islam, une religion de paix, est-elle aujourd’hui véritablement incompatible avec toute la complexité de la sexualité et du genre humain ? Est-il possible que Mahomet , décrit comme un homme de paix et de sagesse, a été le messager d’un Dieu homophobe et mysogine !?

Dans son livre sur les cent personnes les plus influentes du monde, Michael H. Hart (physicien et historien juif américain) met en tête du classement Mahomet , devant Isaac Newton, Jésus-Christ, Bouddha, Confucius, Saint-Paul, Ts’ai Lun, Johan Gutenberg, Christoph Colomb et Albert Einstein. « Certains lecteurs seront peut-être étonnés de me voir placer Mahomet en tête des personnalités ayant exercés le plus d’influence en ce monde, et d’autres contesteront probablement mon choix. Cependant, Mahomet est le seul homme au monde qui ait réussi par excellence sur les plans : religieux et séculier » [5]. « Mahomet  était l'âme de la Bienveillance et son in fluence était ressentie et jamais oubliée par ceux qui l'approchaient »[6]. « Quatre ans après la mort de Justinien [dit « le Grand », qui fut empereur byzantin de 527 jusqu'à sa mort], en 569, naissait à la Mecque, en Arabie, l'homme qui, parmi tous les hommes, allait exercer la plus grande influence sur la race humaine ... Mahomet  »[7]. « Je me demande si un homme, quel qu'il soit, ait jamais changé aussi peu face â des conditions extérieures aussi considérablement modifiées »[8]. « Mahomet  fut la personnalité qui a connu la plus grande réussite parmi tous les personnages religieux »[9]. « Je l'ai étudié - le merveilleux homme - et à mon avis, loin d'être un antéchrist, il mérite le titre de Sauveur de l'humanité »[10]. « Homme d'affaires prospère dès l'âge de vingt ans, il devait bientôt devenir directeur des caravanes de chameaux d'une veuve fortunée. Celle-ci reconnaissant ses mérites, lui proposa le mariage. Bien qu'elle fut de quinze ans son aînée, il l'épousa et fut un époux dévoué jusqu'à sa mort » (…). De même que la plupart des grands prophètes qui le précédèrent, Mahomet  chercha à éviter l'honneur de transmettre la parole divine, se considérant comme indigne d'accomplir cette tâche. Mais l'ange lui ordonna: « Lis! » De ce que nous connaissons de sa vie, nous savons que Mahomet   ne savait ni lire ni écrire, mais il commença à dicter des mots qui lui étaient inspirés, et qui allaient bientôt transformer une grande partie du globe par le verset: « Il n'y a qu'un seul Dieu » (…). Sur tous les plans, Mahomet   était un esprit éminemment pratique. Lorsque son fils bien aimé, Ibrahim, mourut, il y eut une éclipse, et des rumeurs s'étendirent rapidement disant que Dieu lui avait exprimé personnellement ses condoléances. Or, on dit que Mahomet   lui-même affirma qu'une éclipse étant un phénomène naturel, il est insensé d'attribuer ce genre de phénomène à la naissance ou la mort d'un être humain (…). A la mort de Mahomet, certains voulurent le déifier, mais son successeur administratif [le Khalife Abu Baker] mit fin à cette vague d'hystérie par une des paroles les plus belles de l'histoire religieuse: « Si l'un d'entre vous alla jusqu'à rendre un culte à Mahomet, il est mort. Mais si c'est à Dieu qu'il rend un culte, il vivra pour l'éternité »[11]. Gustave Le Bon (psychologue social et sociologue français du début du XXe siècle) disait que « s’il faut juger de la valeur des hommes par la grandeur des œuvres qu’ils ont fondées, nous pouvons dire que Mahomet fut un des plus grands hommes qu’ait connus l’histoire. Des préjugés religieux ont empêché bien des historiens de reconnaitre l’importance de son œuvre »[12]. Alphonse de Lamartine disait de lui ceci : « Si la grandeur du dessein, la petitesse des moyens, l’immensité du résultat sont les trois mesures du génie de l’homme [l’être humain], qui osera comparer humainement un grand homme de l’histoire moderne [après l’antiquité] à Mahomet (…). Philosophe, orateur, apôtre, conquérant d’idées, restaurateur de dogmes rationnels, d’un culte sans images, fondateur de vingt empires terrestres et d’un empire spirituel, voilà Mahomet. A toutes les échelles où l’on mesure la grandeur humaine, quel homme fut plus grand ? »[13]. Et Wolfgang Goethe disait du Coran : « Aussi souvent que nous le lisons, au départ et à chaque fois, il nous repousse. Mais soudain il séduit, étonne et finit par forcer notre révérence. Son style, en harmonie avec son contenu et son objectif, est sévère, grandiose, terrible, à jamais sublime. Ainsi ce livre continuera d’exercer une forte influence sur les temps à venir (…). C’est dans l’Islam que je trouve le mieux exprimées mes propres idées »[14].

Bien entendu, à n’en pas douter en cherchant peu, de nos jours surtout, l’on trouverait autant d’intellectuels pour dire exactement le contraire. Mais l’idée étant de faire émerger entre nous l’idée que la représentation que les occidentaux ont de l’islam – y compris aujourd’hui les musulmans d’entre eux – a beaucoup variée selon le temps ; il fut un temps, semble-t-il, où l’islam incarnait des idéaux de paix et de tolérance que les occidentaux eux-mêmes enviaient aux musulmans. Selon Madjid Tehranian[15], « le mot « islam » implique de s’engager totalement et concrètement, et de faire preuve de compassion pour l’être sous toutes ses formes. Il désigne la paix active, une condition qui combine amour et courage »[16]. Il n’en reste pas moins qu’aujourd’hui, lorsque que l’on parle d’islam l’on fait référence (grosso modo, du moins ici en France) à ce credo islamique imposé par les savants orthodoxes sunnites du Xème siècle, et qui légiférèrent sur à peu près toute la vie du croyant, y compris sur l'homosexualité – un credo qui paradoxalement est renforcé par des areligieux souvent à la limite de l’islamophobie, qui essentialisent, pour des raisons politiques et de lutte de pouvoir, « le musulman »[17]. Une forme de législation islamique qui n’avait jamais été cristallisée de la sorte avant eux ; et la question de savoir si ce credo était appliqué à la lettre peut également être posée. Pourtant, il est à noter qu’aujourd’hui l'on voit émerger un Islam que d’aucuns qualifient de « réformé », à une époque dite « libertaire », mais où en fait personne n'a jamais été autant catégorisé en fonction notamment de son genre ou de sa sexualité. Alors demain, quel sera le visage, éclairé je l’espère, de ce grand homme que fut Mahomet  ?

 

            Revenons-en un moment au credo islamique orthodoxe, est-il conservateur ? Au sens premier du terme oui certainement, car les nobles intellectuels qui ont œuvrés à ce credo l’on fait avec l’intention, clairement affichée, de conserver une tradition islamique héritée des toutes premières générations de musulmans (en arabe : al-salaf al-salah) ; ces grands imams du sunnisme et du chiisme voulurent cristalliser cette tradition au sein d’un credo qui émergea c'est un fait, plus de deux siècles après la mort du Prophète Mahomet . Il est pourtant fort probable que l'homosexualité en tant que telle, deux siècles avant les savants conservateurs du Xème siècle, n’ait jamais été condamnée de manière univoque, pas même par le Prophète de l’islam . Effectivement, de plus en plus de penseurs musulmans affichent leur sympathie pour ce que certains qualifient de « cause homosexuelle », sans pour autant qu’il s’agisse là pour autant d’un obscur « lobby gay », comme l’affirment certains commentateurs[18]. Ces intellectuels prennent publiquement la défense des droits des minorités sexuelles ou des femmes, entre autre, car ils savent pertinemment combien les fascismes et les extrémismes de tous bords sont friands de ce genre de boucs émissaires là. Ils prennent la défense du droit d’individus eux-mêmes musulmans, appartenant à des minorités vulnérables de moins en moins visibles au sein d’un monde arabo-musulman en proie, jusque récemment, à un puritanisme que l’on croyait sans faille (en Ouganda, en Egypte, en Iran, en Arabie Saoudite, etc. – qui pourtant n’a rien à voir avec l’islam[19], et qui de toute façon à touché d’autre culture avant l’Islam[20]. Il s’agit là désormais d’un dogmatisme qui s’appuie le plus souvent sur la représentation identitaire hégémonique, une définition le plus souvent en négatif, de ce que l’on ne doit pas faire (et ne doit pas être), afin soit disant d’être un bon musulman. Des musulmans dogmatiques, héritiers d’un certain Islam historiquement politisé, qui se font fort, disent-ils, de traquer la moindre " Perversion ».

            « Pervers », « déséquilibrés » : certains musulmans dogmatiques n’ont visiblement pas peur de heurter ceux de leurs concitoyens qu’ils portent en peu d’estime – en utilisant là encore une « pseudoscience », voir en dénigrant les sciences humaines selon lesquelles l’homosexualité n’est pas une perversion (…). Comment a-t-il été possible pour le jeune musulman que je fus, dans un tel contexte, de me réapproprier mon héritage culturel et cultuel ? Est-il seulement possible, lorsque l’on est homosexuel et musulman, de sortir du carcan de ténèbres dans lequel certains, par peur ou par honte, voudraient nous enfermer ? En arabe, harem – un terme à la forte connotation fantasmagorique, érotique, qui fait référence à un lieu clos, proscrit aux regards extérieurs -, vient de la même racine que le mot haram – « interdit ». Est-il seulement possible alors, pour des individus tel que moi, de sortir des ténèbres vers la Lumière !?

 

            C’est dans cette perspective là qu’au cours de mes publications je tenterais d’expliquer comment mes modestes connaissances, notamment en herméneutique des Textes islamiques et en sciences humaines, m’ont amené à comprendre que cette représentation là de notre humanité – excessivement normative, excluante, violente parfois – est en réalité en totale opposition avec un islam qui se veut apaisé, loin de toutes discriminations, sexistes ou homophobes en particulier. J’ai voulu appuyer la représentation de mon point de vue personnel du rapport à l’islam, par une analyse de certains faits historiques, d’un point de vue anthropologique, qui semblent laisser transparaitre le fait que le prophète Mahomet  aurait protégé les individus appartenant à ce que l’on appel aujourd’hui « minorités sexuelles », et cela en dépit de l’homophobie de certains de ces propres contemporains. Notre bien aimé Prophète Mahomet  nous aurait ainsi accordé la meilleure des places possibles, en fonction des contingences spatio-temporelles de l’Arabie du VIIe siècle de l’ère chrétienne ; il nous a accordé une place bénie au sein de sa famille, servant ses épouses et ses enfants, bien loin de toutes formes de méfiance de ces homophobes qui nous considèrent aujourd’hui comme des pervers ou des déséquilibrés. C’est là d’ailleurs un fait historique qui semble totalement concorder avec la représentation, que certains anthropologues, tel que Fatima Mernissi, peuvent donner du modèle sociale et politique mis en chantier au premier temps de l’islam à Médine, et décrit comme un modèle libérateur et universellement égalitaire. Je tenterais à l’avenir d’illustrer la façon dont le jeune homme que j’étais à pu, peu à peu, se réapproprier son héritage culturel et ainsi prendre conscience de ces réalités là dont les musulman-es dogmatiques parlent si peu, et pour cause. Je tenterais d’expliquer ce que les homosexuel-les musulman-es doivent accomplir, selon moi, afin de faire respecter leurs droits, ni plus ni moins ; loin de « salir l’Islam », à mon humble avis cette « sortie du placard » nous permettra à tous, minorités sexuelles de l’Islam mais aussi au musulmans en général, de bâtir un Islam plus serein, plus authentique, loin de toutes formes de discriminations, libéré du joug des extrémistes violents et autoproclamés guide du plus grand nombre de musulmans, alors qu’en réalité ces extrémistes font le jeu des racistes et des islamophobes, et vice versa. Je tenterais d’expliquer à l’avenir, encore mieux que je n’ai pu le faire jusqu’à présent si Dieu veut, le fait que notre devoir, selon moi en tant que musulman-es du XXIe siècle, est de considérer que l’égalité, l’autodétermination et la laïcité, la fraternité de tous et quelque soit nos différences, la diversité de notre humanité, est le projet de Dieu pour l’être humain. Je tenterais en cela d’illustrer brièvement ce qu’il nous reste éventuellement à accomplir, selon philosophes et penseurs musulmans de renoms, partisan d’une théologie de la libération islamique, avant de pouvoir prétendre d’atteindre cet « Oméga » que le plus pur des monothéismes qu’est l’Islam nous promet ; avant d’atteindre le véritable Tawhid - l’unicité de notre humanité,  pour des musulmans libérés et véritablement en paix.

 

L.Zahed - fondateur & porte-parole de HM2F

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[1] Besant, Annie - Féministe anglaise (1847-1933), «The Life and Teaching of Muhammad». Madras (1932).

[2] L’homophobie peut être définie comme étant l'hostilité, explicite ou implicite, envers des individus dont les préférences affectives ou sexuelles concernent d’autres individus de même sexe (Définition commune de l'homophobie - http://fr.wikipedia.org/wiki/Homophobie). La phobie - du grec fō'bəs, phobos – étant la « peur non raisonnée et continue d’un objet, d’un être vivant ou d’une situation déterminée qui, en eux-mêmes, ne présentent aucun danger » (H. Bloch & al. (1977). « Dictionnaire fondamental de la psychologie : in, extenso », Larousse, Paris). L’homophobie désigne par conséquent les préjugés et la discrimination contre les homosexuels. « De même que la xénophobie, le racisme ou l'antisémitisme, l'homophobie est une manifestation arbitraire qui consiste à désigner l'autre comme contraire, inférieur ou anormal » (D. Borillo (2000). « L'homophobie ». PUF, coll. Que sais-je ?, Paris). L'homophobie peut aller jusqu'au meurtre ou, plus souvent, à la condamnation à mort institutionnalisée  /  Mais en occident aussi l’homophobie est en elle-même une notion, faiant désormais référence en France à un crime, qui reste à diffuser plus largement, à une époque où certains assument leurs préjugés tout en disant ne pas connaitre le sens de ce terme (référence à la polémique autour d’un groupe de rap français qui s’est dit être « 100% homophobe » - http://www.homosexuels-musulmans.org/sexion-d-assaut-chanteurs-homophobes-boycott.html). 

[3] « Minorités sexuelles » est un terme qui désigne les individus LGBT : lesbiennes, gays, bisexuel-les, de même que les individus transidentitaires - à lire ici -  Avec les mutations sociétales, souvent violentes, que connait le monde arabo-musulman à l’heure actuel, ces minorités sexuelles lorsqu’elles sont visibles dans l’espace publique, s’exposent à de nombreuses formes de violences sociales ou étatiques (Nouvelle exécution d’un jeune iranien en raison de son homosexualité - http://lci.tf1.fr/monde/moyen-orient/2010-09/paris-fustige-la-condamnation-a-mort-d-un-jeune-iranien-6051331.html ; Condamnation d’un couple d’homosexuels à quatorze ans de prison au Malawi pour « atteintes aux mœurs » - http://www.unhcr.org/refworld/topic,4565c22547,4565c25f55d,4c03a81741,0.html ; Une question qui divise l’ONU : la criminalisation et la peine de mort pour les minorités sexuelles dans le monde - à lire ici. C’est d’ailleurs sans doute l’une des raisons pour lesquelles il serait hasardeux de vouloir calquer nos modèles sociétaux occidentaux, sur des dynamiques sociétales islamiques qui ne répondent pas inéluctablement aux mêmes critères de catégorisation, pour des raisons diverses : visibilité impossible dans l’espace public, rejet ou déni de tout ou partie de sa sexualité, manque d’homogénéité des comportements observés, etc. Ce sera là d’ailleurs l’un des défis de ce genre d’ouvrage, que de décrire les phénomènes observés de manière objective, sans céder à l’essentialisation de ceux qui se considèrent comme mususlman-es, ni à celle de ce que l’on qualifiera de « HSH » (ou « homme ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes » ; Les chercheurs nord-américains du département de la santé et des services sociaux - USA - ont indiqué avoir retenu la notion de HSH, car certains hommes concernés ne se considèrent pas comme homosexuels, et ne répondent donc pas aux enquêtes spécialisées - http://www.cdc.gov/hiv/topics/msm/ ; voir aussi le rapport de l’ILGA à ce sujet – Internatioanl Lesbian and Gay Organization – disponoible sur : http://ilga.org/historic/Statehomophobia/Homophobie_d_Etat_ILGA_2007.pdf ; voir enfin le rapport d’Amnestyy International : http://www.amnesty.org/en/library/asset/POL30/003/2008/en/d77ce647-4cd3-11dd-bca2-bb9d43f3e059/pol300032008eng.pdf).

[4] Débat dimanche 20 mars de 15h30 à 19h30 à la Maison des Associations du Xème de Paris, réunissant associations LGBT, féministes et anti-racistes - http://lesindivisibles.fr/documentation/nos-articles/islamophobie-au-nom-du-feminisme-non

[5] Michael H. Hart [1978]. « The 100: A Ranking of the Most Influential Persons in History » (Un classement des plus influentes personnalités de l'Histoire, p. 33). New-York: Hart Publishing Co.

[6] Un érudit hindou, Diwan Chand Sharma (1935). The Prophets of the East", Calcutta ; p. 122.

[7] John William Draper, M.D. LLD dans “A History of , the Intellectual Development of Europe", Londres, 1875.

[8] R.V.C. Bodley dans “The Messenger", Londres, 1946, p. 9.

[9] Encyclopedia Brittanica, XIème édition.

[10] Georges Bernard Shaw dans « The Genuine Islam », Vol. I, N4 81936.

[11] James A. Michener, Islam: « The Misunderstood Religion », dans la revue Reader's Digest (édition américaine) ; Numéro de mai 1955, p. 68-70.

[12] Le Bon, G. (1884). « La civilisation des Arabes ».  Gustave Le Bon éditions, Paris.

[13] De Lamartine, A. (1854). « Histoire de la Turquie ». Librairie du Constitutionnel, Paris.

[14] Goethe, W. (le 20 septembre 1820), « Lettre à Zelter » in « Goethe et l’islam ». Studia Islamica, 33 (1971), p.151. G.-H. Bousquet.

[15] De l’Institut Toda pour la Paix dans le Monde - http://www.toda.org/about/majidbio.html

[16] Ikeda, D. & al. (2008). « Bouddhisme et islam, le choix du dialogue » ; L’Harmattan, Paris.

[17] Voir l’excellent article du réalisateur Karim Miské sur le fait que « c’est l »islamophobe quit le musulman » - http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/03/31/c-est-l-islamophobe-qui-fait-le-musulman_1501456_3232.html.

[18] Histoire du lobby gay selon certains commentateurs de presse alternatifs - http://www.voltairenet.org/article7452.html

[19] HRW et l’origine des lois britanniques que la sodomie. - http://www.hrw.org/en/reports/2008/12/17/alien-legacy-0.

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COLLECTIF CITOYEN POUR UN ISLAM DE FRANCE VÉRITABLEMENT INCLUSIF, 

& UNE LAÏCITE VÉRITABLEMENT RESPECTUEUSE DE TOUTES LES CROYANCES.

Porte-parole, L.Zahed - vendredi 30 décembre 2011

Au plaisir de bientôt vous comptez parmi nous.
http://www.homosexuels-musulmans.org
homomusulmans@gmail.com



 

HM2F, notre collectif citoyen, est coordinateur international de la conférence internationale
CALEM - financée en 2012 par le conseil de l'Europe et qui reçu le prix
Pierre Guénin de SOS homophobie -,
membre de la
Fédération LGBT,
du Centre LGBT de Paris, du RAVAD, de l'ILGA ;
membre des collectifs interassociatifs Pinar Selek et IPERGAY, et
membre fondateur du MTE.

Le collectif HM2F est l'aboutissement d'une collaboration fraternelle entre des homosexuel(le)s (ou des citoyens appartenant à d'autres minorités sexuelles visibles) : qu'elles ou qu'ils soient athés, de confession juive, de confession musulmane, chrétienne, bouddhiste ou autre... C'est une grande fierté !
Et nous fomentons le secret espoir à la face du Destin, que cette pluralité et ce "vivre ensemble" citoyen et collégial,
restera la pierre angulaire sur laquelle nous continuerons de bâtir nos projets communs, inch'Allah.