« Il
est impossible, pour quelqu’un qui étudie la vie
et le caractère du grand
Prophète d’Arabie, pour quelqu’un qui
sait comment il enseignait et de quelle
façon il vivait, d’avoir d’autre
sentiment que le respect pour ce Prophète
prodigieux, l’un des grands messagers de l’Être
Suprême. Même si mes discours
contiennent bien des choses qui sont familières à
beaucoup d’entre vous, chaque
fois que moi-même je les relis, je sens monter en moi une
nouvelle vague
d’admiration, un nouveau sentiment de
révérence, pour ce prodigieux grand
maître arabe » [1]. Islam, en arabe
cela veut
dire « être en Paix ». Le sens premier de
ce terme fait référence à un
processus en devenir. Mais bien
entendu
vous ne trouverez nulle part une telle traduction au premier
degré du mot islam.
Puisque de bien entendu, une telle traduction ne serait pas conforme
à la
dogmatique, de plus en plus stricte, prônée par
certains de nos
coreligionnaires et de nos penseurs musulmans en France comme ailleurs.
Tout
comme pour le mot « islam », le
mot « homosexualité »
ne
fait tout simplement pas référence à
la même représentation, selon que ces mots
sortent de la bouche de tel ou tel musulman. C’est un terme
qui n’a jamais été
prononcé, lorsqu’adolescent, j’ai
été rejeté par les
« frères
musulmans » avec qui j’avais appris la
religion. Durant mon
adolescence, j’ai vécu aux cotés de
ceux que l’on
nomme les « islamistes » - et que
je préfère qualifier de
« musulmans dogmatiques » -, en
Algérie dans les années mille neuf
cent quatre vingt dix. Tout cela, tout ce qui
m’amène aujourd’hui aux
réflexions qui sont les miennes, a commencé alors
que je n’avais que douze
ans ; l’homophobie, la pression sociale à
la « normalité »,
hétéronormée, masculine et exclusive,
commence dès le plus jeune âge, alors
même que je n’ai pas choisi
d’être ce que je suis même si, avec le
temps, j’ai
compris qu’il me faudrait choisir, sans
ambigüités, celui que j’ai voulu
devenir. Est-il
possible d’être à la fois homosexuel et
musulman
? Peut-on assumer
pleinement,
publiquement la sexualité que Dieu nous a
attribuée, sans complexe ni honte,
tout en pratiquant au quotidien, individuellement et collectivement,
une
religion telle que l’islam ? Ce sont là
des questions que je me suis
pendant près de vingt ans. Lorsque l’on est
homosexuel et musulman, on se
trouve bien souvent aujourd’hui encore, de part les pressions
que l’on subit de
sa famille ou de son entourage en général, comme
placé-e entre le marteau de
l’islamophobie et l’enclume de
l’homophobie[2]
; ténèbres sur ténèbres.
Alors quelle peut-être la solution pour ces
musulman-es que nous sommes !? Notre Islam de France se devra,
à n’en pas
douter, d’être en mesure de protéger et
de défendre le droit des minorités
sexuelles[3],
notamment, au sein d’une communauté musulmane qui
trop souvent, à tort, est
considérée comme intrinsèquement et
irrémédiablement homophobe. Cela alors
même
que l’homosexualité - al-mathliya
al-djansiya - ne semble être condamnée
nulle part clairement, ni dans le Coran ni dans la tradition des
hadiths. Par ailleurs,
c'est là semble-t-il l'une des principales
préoccupations de ce que d’aucuns nomment les
« homos musulmans ». Nous ne
voulons plus être stigmatisés par des chroniqueurs
ou des religieux, souvent
autorité autoproclamée, qui usent d'une
« pseudoscience », qu'ils manipulent
comme bon leur semble, afin de nous infra-humaniser – en tant
qu’homosexuel-les
et/ou en tant que musulman-es -, de faire de nous moins que des
êtres humains à
part entière, de justifier tant bien que mal du fait que
selon eux, nous ne
serions pas assez digne (pas assez humain?) pour être en
mesure d'exprimer librement
une quelconque forme de spiritualité, voir même
d’embrasser librement une foi
et une pratique religieuse. La seconde préoccupation
principale de nos frères
et de nos sœurs musulmans par conviction, et homosexuel-les
de fait, semble
être liée à une certaine islamophobie
dont ils pensent, à tort ou à raison
là
encore, qu’elle rejaillie directement sur nous. A vrai dire
d’où qu’ils
viennent, nous considérons que ces propos sont
extrêmes et nous voulons
désormais publiquement nous inscrire en faux contre ces
discriminations qui de
notre point de vue sont intenables sur le long terme ; ces propos
xénophobes,
autant que les propos homophobes tenus par certains religieux qui se
décrivent
eux-mêmes comme dogmatiques, sont parmi les raisons
principales qui m’ont
motivé à fonder le collectif citoyen HM2F
– homosexuel-les musulman-es de
France – en janvier 2010. Il est à noter en cela
que des areligieux peuvent
avoir une représentation de l’islam qui est tout
aussi dogmatique, puisqu’ils
enferment l’islam dans une caricature de religion qui
seraient intrinsèquement
homophobe, misogyne, voir raciste[4].
Lorsque je ferais référence au dogmatisme de
certains, j’entendrais par cela le
dogmatisme des uns – religieux – comme des autres
– areligieux – qui enferment
l’islam dans une représentation qui par
définition ne pourrait être remise en
question par les musulman-es, qui pour la plupart d’entre eux
veulent
s’approprier sereinement le rapport qu’ils
entretiennent à leur foi.
Oui, islam cela
veut dire « Paix », et les musulmans ne
possèdent pas de
clergé centralisé. C’est
l’une des raisons pour lesquelles lorsque l’on
parle
d’Islam, il est utile de distinguer
d’emblé entre trois entités
intellectuelles
interdépendantes. Tout d’abord, l’on
peut considérer l'islam en tant que
religion qui existe depuis plus de 1430 ans, avec un dogme plus ou
moins
unanimement accepté par les différentes sectes
musulmanes. Puis lorsqu’on se
réfère à l’Islam, on le fait
également en tant que civilisation
arabo-islamique, tantôt tolérante envers les
minorités sexuelles, tantôt
puritaine, et selon le lieu et le temps, parfois les deux à
la foi ; une
civilisation arabo-islamique qui s’extirpa des sables du
désert d’Arabie, à une
époque où l’être humain ne
faisait vraisemblablement pas de distinguo
particulier entre « loi »
islamique, inspirée d’une Humanitas
universelle, et traditions
arabes. L’islam des origines est-il totalement
opposé à l’homosexualité,
comme
le prétendent certains ? L’islam, une
religion de paix, est-elle
aujourd’hui véritablement incompatible avec toute
la complexité de la sexualité
et du genre humain ? Est-il possible que Mahomet Dans son livre sur les
cent personnes
les plus influentes du monde, Michael H. Hart (physicien et historien
juif
américain) met en tête du classement Mahomet
Bien
entendu, à n’en pas douter en
cherchant peu, de nos jours surtout, l’on trouverait autant
d’intellectuels
pour dire exactement le contraire. Mais l’idée
étant de faire émerger entre
nous l’idée que la représentation que
les occidentaux ont de l’islam – y
compris aujourd’hui les musulmans d’entre eux
– a beaucoup variée selon le
temps ; il fut un temps, semble-t-il, où
l’islam incarnait des idéaux de
paix et de tolérance que les occidentaux eux-mêmes
enviaient aux musulmans.
Selon Madjid Tehranian[15],
« le mot
« islam » implique de
s’engager totalement et concrètement, et de faire
preuve de compassion pour l’être sous toutes ses
formes. Il désigne la paix
active, une condition qui combine amour et courage »[16].
Il n’en reste pas
moins qu’aujourd’hui, lorsque que l’on
parle d’islam l’on fait
référence
(grosso modo, du moins ici en France) à ce credo islamique
imposé par les
savants orthodoxes sunnites du Xème siècle, et
qui légiférèrent sur à peu
près
toute la vie du croyant, y compris sur l'homosexualité
– un credo qui
paradoxalement est renforcé par des areligieux souvent
à la limite de
l’islamophobie, qui essentialisent, pour des raisons
politiques et de lutte de
pouvoir, « le musulman »[17].
Une forme de législation islamique qui n’avait
jamais été cristallisée de la
sorte avant eux ; et la question de savoir si ce credo
était appliqué à la
lettre peut également être posée.
Pourtant, il est à noter qu’aujourd’hui
l'on
voit émerger un Islam que d’aucuns qualifient de
« réformé », à une
époque dite
« libertaire », mais où en fait personne
n'a jamais été autant
catégorisé en
fonction notamment de son genre ou de sa sexualité. Alors
demain, quel sera le
visage, éclairé je l’espère,
de ce grand homme que fut Mahomet Revenons-en un
moment au credo islamique orthodoxe, est-il conservateur ? Au sens
premier du
terme oui certainement, car les nobles intellectuels qui ont
œuvrés à ce credo
l’on fait avec l’intention, clairement
affichée, de conserver une tradition
islamique héritée des toutes premières
générations de musulmans (en arabe : al-salaf al-salah) ; ces grands imams du
sunnisme et du chiisme voulurent cristalliser cette tradition au sein
d’un
credo qui émergea c'est un fait, plus de deux
siècles après la mort du Prophète
Mahomet
«
Pervers », «
déséquilibrés » : certains
musulmans dogmatiques n’ont visiblement pas peur de
heurter ceux de leurs concitoyens qu’ils portent en peu
d’estime – en utilisant
là encore une
« pseudoscience », voir en
dénigrant les sciences
humaines selon lesquelles l’homosexualité
n’est pas une perversion (…). Comment
a-t-il été possible pour le jeune musulman que je
fus, dans un tel contexte, de
me réapproprier mon héritage culturel et
cultuel ? Est-il seulement
possible, lorsque l’on est homosexuel et musulman, de sortir
du carcan de
ténèbres dans lequel certains, par peur ou par
honte, voudraient nous enfermer ?
En arabe, harem
–
un terme à la forte
connotation fantasmagorique, érotique, qui fait
référence à un lieu clos,
proscrit aux regards extérieurs -, vient
de la même racine que le mot haram –
« interdit ». Est-il seulement
possible alors, pour des individus tel
que moi, de sortir des ténèbres vers la
Lumière !?
C’est
dans cette perspective là qu’au cours
de mes publications je tenterais d’expliquer comment mes
modestes
connaissances, notamment en herméneutique des Textes
islamiques et en sciences
humaines, m’ont amené à comprendre que
cette représentation là de notre
humanité – excessivement normative, excluante,
violente parfois – est en
réalité en totale opposition avec un islam qui se
veut apaisé, loin de toutes
discriminations, sexistes ou homophobes en particulier. J’ai
voulu appuyer la
représentation de mon point de vue personnel du rapport
à l’islam, par une
analyse de certains faits historiques, d’un point de vue
anthropologique, qui
semblent laisser transparaitre le fait que le prophète
Mahomet L.Zahed - fondateur &
porte-parole de HM2F
[1] Besant,
Annie -
Féministe anglaise (1847-1933), «The
Life
and Teaching of Muhammad». Madras
(1932). [2] L’homophobie peut
être définie comme étant
l'hostilité, explicite ou implicite, envers des individus
dont les préférences
affectives ou sexuelles concernent d’autres individus de
même sexe (Définition
commune de l'homophobie - http://fr.wikipedia.org/wiki/Homophobie). La
phobie -
du grec fō'bəs,
phobos – étant la « peur non
raisonnée et continue d’un objet, d’un
être vivant
ou d’une situation déterminée qui, en
eux-mêmes, ne présentent aucun danger »
(H. Bloch & al. (1977). « Dictionnaire
fondamental de la psychologie : in, extenso »,
Larousse, Paris).
L’homophobie désigne par conséquent les
préjugés et la discrimination contre
les homosexuels. « De même que la
xénophobie, le racisme ou l'antisémitisme,
l'homophobie est une manifestation arbitraire qui consiste à
désigner l'autre
comme contraire, inférieur ou anormal »
(D. Borillo (2000). « L'homophobie
». PUF, coll. Que sais-je ?, Paris). L'homophobie peut aller
jusqu'au meurtre
ou, plus souvent, à la condamnation à mort
institutionnalisée / Mais
en occident aussi l’homophobie est en elle-même une
notion, faiant désormais
référence en France à un crime, qui
reste à diffuser plus largement, à une
époque où certains assument leurs
préjugés tout en disant ne pas connaitre le
sens de ce terme (référence à la
polémique autour d’un groupe de rap
français
qui s’est dit être « 100%
homophobe » -
http://www.homosexuels-musulmans.org/sexion-d-assaut-chanteurs-homophobes-boycott.html). [3]
« Minorités
sexuelles » est un terme qui désigne les individus
LGBT : lesbiennes,
gays, bisexuel-les, de même que les individus
transidentitaires - à lire ici -
Avec les mutations sociétales, souvent violentes, que
connait le monde
arabo-musulman à l’heure actuel, ces
minorités sexuelles lorsqu’elles sont
visibles dans l’espace publique, s’exposent
à de nombreuses formes de violences
sociales ou étatiques (Nouvelle
exécution d’un jeune iranien en raison de son
homosexualité - http://lci.tf1.fr/monde/moyen-orient/2010-09/paris-fustige-la-condamnation-a-mort-d-un-jeune-iranien-6051331.html
; Condamnation d’un couple d’homosexuels
à quatorze ans de prison au Malawi
pour « atteintes aux mœurs » - http://www.unhcr.org/refworld/topic,4565c22547,4565c25f55d,4c03a81741,0.html ;
Une question qui divise l’ONU : la criminalisation et la
peine de mort pour les
minorités sexuelles dans le monde - à lire ici.
C’est d’ailleurs sans doute l’une des
raisons pour lesquelles il serait hasardeux
de vouloir calquer nos modèles sociétaux
occidentaux, sur des dynamiques
sociétales islamiques qui ne répondent pas
inéluctablement aux mêmes critères
de catégorisation, pour des raisons diverses :
visibilité impossible dans
l’espace public, rejet ou déni de tout ou partie
de sa sexualité, manque
d’homogénéité des
comportements observés, etc. Ce sera là
d’ailleurs l’un des
défis de ce genre d’ouvrage, que de
décrire les phénomènes
observés de manière
objective, sans céder à
l’essentialisation de ceux qui se considèrent
comme
mususlman-es, ni à celle de ce que l’on qualifiera
de « HSH » (ou
« homme ayant des rapports sexuels avec
d’autres hommes » ; Les
chercheurs nord-américains du département de la
santé et des services sociaux -
USA - ont indiqué avoir retenu la notion de HSH, car
certains hommes concernés
ne se considèrent pas comme homosexuels, et ne
répondent donc pas aux enquêtes
spécialisées - http://www.cdc.gov/hiv/topics/msm/ ;
voir aussi le rapport de l’ILGA à ce sujet
– Internatioanl Lesbian and Gay
Organization – disponoible sur : http://ilga.org/historic/Statehomophobia/Homophobie_d_Etat_ILGA_2007.pdf
; voir enfin le rapport d’Amnestyy International :
http://www.amnesty.org/en/library/asset/POL30/003/2008/en/d77ce647-4cd3-11dd-bca2-bb9d43f3e059/pol300032008eng.pdf). [4] Débat
dimanche 20 mars de 15h30 à
19h30 à la Maison des Associations du Xème de
Paris, réunissant associations
LGBT, féministes et anti-racistes - http://lesindivisibles.fr/documentation/nos-articles/islamophobie-au-nom-du-feminisme-non [5] Michael
H. Hart [1978]. « The 100: A
Ranking of the Most Influential
Persons in History » (Un classement des
plus influentes personnalités
de l'Histoire, p. 33). New-York: Hart Publishing
Co. [6] Un
érudit hindou, Diwan Chand
Sharma (1935). The Prophets of the East",
Calcutta ; p. 122. [7] John
William Draper, M.D. LLD
dans “A History of , the
Intellectual
Development of Europe", Londres, 1875. [8] R.V.C.
Bodley dans “The Messenger",
Londres, 1946, p.
9. [9] Encyclopedia
Brittanica, XIème
édition. [10] Georges
Bernard Shaw dans
« The Genuine Islam »,
Vol.
I,
N4 81936. [11] James A. Michener, Islam:
« The Misunderstood Religion »,
dans
la revue Reader's Digest (édition
américaine) ; Numéro de mai 1955, p.
68-70. [12] Le Bon, G. (1884).
« La civilisation des Arabes ».
Gustave Le Bon éditions, Paris. [13] De Lamartine, A. (1854).
« Histoire de la
Turquie ». Librairie
du Constitutionnel, Paris. [14] Goethe, W. (le 20 septembre
1820), « Lettre
à Zelter » in « Goethe
et l’islam ». Studia
Islamica, 33 (1971), p.151. G.-H.
Bousquet. [15] De l’Institut
Toda pour la Paix dans le Monde -
http://www.toda.org/about/majidbio.html [16] Ikeda, D. & al.
(2008). « Bouddhisme et
islam, le choix du dialogue » ;
L’Harmattan, Paris. [17] Voir l’excellent
article du réalisateur Karim
Miské sur le fait que « c’est
l »islamophobe quit le musulman »
-
http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/03/31/c-est-l-islamophobe-qui-fait-le-musulman_1501456_3232.html. [18] Histoire du lobby gay selon
certains commentateurs
de presse alternatifs - http://www.voltairenet.org/article7452.html [19] HRW et l’origine
des lois britanniques que la
sodomie. - http://www.hrw.org/en/reports/2008/12/17/alien-legacy-0. [20] Date
dépénalisation homosexualité en France
en 1982 – http://www.marianne2.fr/Homosexualite-25-ans-apres-la-depenalisation-la-droite-reste-la-droite_a1753.html. |
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COLLECTIF CITOYEN POUR UN ISLAM DE FRANCE VÉRITABLEMENT INCLUSIF,
& UNE LAÏCITE VÉRITABLEMENT RESPECTUEUSE DE TOUTES LES CROYANCES.
Porte-parole, L.Zahed - vendredi 30 décembre 2011
Au plaisir de
bientôt vous comptez parmi nous.
http://www.homosexuels-musulmans.org
homomusulmans@gmail.com
CALEM - financée en 2012 par le conseil de l'Europe et qui reçu le prix Pierre Guénin de SOS homophobie -,
membre de la Fédération LGBT, du Centre LGBT de Paris, du RAVAD, de l'ILGA ;
membre des collectifs interassociatifs Pinar Selek et IPERGAY, et membre fondateur du MTE.
Le
collectif
HM2F est l'aboutissement d'une collaboration fraternelle entre des
homosexuel(le)s (ou des citoyens appartenant à d'autres
minorités sexuelles
visibles) : qu'elles ou qu'ils soient athés, de confession
juive, de
confession musulmane, chrétienne, bouddhiste ou autre...
C'est une
grande fierté !
Et nous fomentons le secret espoir à la face du Destin,
que cette pluralité et ce "vivre ensemble" citoyen et
collégial,
restera la pierre angulaire sur laquelle nous continuerons de
bâtir nos
projets communs, inch'Allah.







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