L'homosexualité n'est pas un péché par nature pour l'islam

ni un crime, ni une perversion, ni un déséquilibre.

Pour des informations plus détaillées sur le sujet, merci de lire également le Livre Vert - Tome I ; Tome II




Nul par ni dans le coran ni dans la sunna – tradition orale des hadiths du Prophète  - l'homosexualité n'est condamnée en tant que telle, comme le rappelait le 17 mai 2010 le recteur de la mosquée de Bordeaux, l’imam Tarek Oubrou [1]. Il est pour nous tous aujourd’hui un devoir de faire évoluer les traditions misogynes et homophobes, en France comme ailleurs, et de parler des véritables problèmes, sans amalgames, ni malentendus, ni manipulations politiques.

Précisons tout d’abord que les versets du Coran citant le « peuple de Loth » ne parlent jamais d'homosexualité en tant que telle  ; une homosexualité  - المثلية الجنسية - qui n’est pas citée une seule fois, nulle part. Le Coran fait mention de pratiques sexuelles violentes, dominatrices, inhumaines pratiquaient par ce peuple de Sodome et Gomorrhe, entre autres pratiques criminelles qui n'ont rien à voir avec l'homosexualité - viol, vol, refus d'hospitalité, meurtres, etc. [2]. Sans compter que leur tradition sexuelle était décrite comme inédites. Il est dit dans le Coran : « Comment osez-vous pratiquer un vice qu'aucun peuple avant vous n'avait pratiqué » [3]. Hors l’on sait aujourd’hui que l’homosexualité n’a pas été inventée par le peuple de Loth.

Et de considérer que ces crimes – viol, vol, etc. – sont le propre des homosexuels serait une discrimination et un amalgame. Si l’on remplaçait en effet le terme « peuple de Loth » par « juifs » ou « noirs », ainsi nous verrions que l’on ne peut pas aujourd’hui condamner tous les « juifs » ou « noirs » pour un crime commis par une cité peuplée, il y a plus de 5000 ans ( !), à majorité de « juifs » ou de « noire ». Dans cet exemple l’amalgame est flagrant ; par contre lorsqu’il s’agit d’homosexualité, ça l’est moins et l’on continue de nous accuser de tous ces crimes odieux commis par un peuple qui avait, entre autre, des pratiques homosexuelles violentes et déshumanisantes.

 

 

Par conséquent, ces pratiques sexuelles tant et tant de fois dénoncées par les musulmans dogmatiques, qui seraient selon eux citées dans le Coran de manière indirecte, n’ont en réalité rien à voir avec l’homosexualité en tant que telle. Il s’agirait plus vraisemblablement de pratiques sexuelles que l’historien antique Hérodote décrivait ainsi : « … Une fois dans sa vie la tradition est de s'asseoir dans le temple de l'amour [dédié à la déesse Ishtar] et d’avoir ... des rapports sexuels avec un inconnu ... les hommes passent et font leur choix. Peu importe la somme d'argent, la femme ne refuse jamais, car ce serait un péché, l'argent étant sacrée par la présente tradition » [4]. En toute bonne foi, il ne s’agissait pas de pratiques homosexuelles en tant que telles. Ce sont là des pratiques sexuelles dominatrices, violentes, qui peuvent être assimilée à de la prostitution en publique.

Ces pratiques sexuelles dominatrices et violentes semblent d’ailleurs avoir été encore en vigueur chez les arabes jusque peu avant la fin de l’ère moderne (XIXème siècle), comme le rapporte Khaled Al-Rouyaheb dans son très beau livre « L’amour des garçons en pays arabo-islamique » [5]. Par conséquent, le hadith – tradition orale - attribué au Prophète Mahomet , selon lequel ce dernier aurait dit : « Si vous trouvez deux hommes commettant le crime du peuple de Loth, tuez l’actif comme le passif » [6] ; eh bien ce hadith ne s’applique pas lui non plus à l’homosexualité en tant que tel, mais aux actes de prostitution accomplis en place publique. Aujourd’hui il n'est plus question de pratiquer une telle punition pour des actes de prostitution réalisés publiquement [7]. Mais cela prendra encore du temps avant que les pays arabo-musulmans – souvent sous le coup de régimes dictatoriaux – n’évoluent sur ces questions là [8] ; des régimes dictatoriaux, despotiques, qui ne peuvent être en toute honnêteté assimilé à l’islam.

 

Sans compter que ce hadith a été rapporté par l’un des compagnons du Prophète , Abu Huraïra, à la réputation la plus sulfureuse, qui lui-même était impliqué à titre personnel au sujet de l’homosexualité. Aïcha RAA, avec qui Abu Huraïra a eut d’ailleurs une altercation, aurait fini par dire que ce qu’Abu Huraïra considérait comme des paroles du prophète, en fait n’en était pas. Il y a là en effet de nombreuses incohérences à propos de hadiths rapportés par Abu Huraïra ; des hadiths attribués au Prophète , mais qui sont en réalité souvent misogynes et homophobes, en totale contradiction avec le comportement du Prophète vis-à-vis des femmes et des minorités sexuelles ; un comportement rapporté par ailleurs par d’autres compagnons du Prophète  à la réputation plus sûre. Ces incohérences de la part d’Abu Huraïra ont déjà été mises en exergue dès 1983 par la très célèbre féministe musulmane, Fatima Mernissi dans son fameux livre : « Le harem politique ; le Prophète et les femmes » [9]. Nous, minorités sexuelles qui luttons pour les droits humains, devons prendre conscience du fait que l’avis d’un seul homme à la réputation sulfureuse, ne fait pas le poids contre l’avis de Aïcha RAA la propre femme du Prophète Mahomet , la plus proche de ses épouses, la première des savantes de l’islam.

D’autant plus qu’Abu Huraïra, ce compagnon du Prophète Mahomet  - la réputation des compagnons est considérée comme sacrée pour la majorité des musulmans – semblait lui-même être en questionnement à propos de sa sexualité ; il en parla au Prophète Mahomet qui, loin de le condamner, l’enjoignit d’accepter sa destinée [10]. Mais Abu Huraïra préféra se marier et avoir des enfants. Il sera pour autant l’un des plus farouches persécuteurs de ceux que l‘on appelait à l’époque les « mukhanathun » - مخنثون. Les mukhanathun étaient des hommes efféminés, androgynes, qui n'avaient pas de désirs envers les femmes, qui ne se mariaient pas avec les femmes, devant qui les femmes du Prophète qui ne se voilaient pas de leur hijab ; des hommes qui servaient d’ailleurs les femmes et les enfants du Prophète dans sa demeure, sans qu’il les considéra comme des pervers ou des déséquilibrés [11]. Aujourd’hui les mukhanathun seraient qualifiés de « gays » ou de « transidentitaires ». Le Prophète défendra, de manière proactive et engagée, l’un de ces mukhanathun, qu’Abu Huraïra voudra mettre à mort en raison de ces manières efféminées et de sa façon de s’habiller [12]. Il est par conséquent flagrant que l’avis d’Abu Huraïra sur l’homosexualité n’était pas neutre ; un avis en total contradiction avec la position éthique du meilleur des musulmans, le Prophète de l’islam qui, encore une fois, a défendu de manière engagée et proactive ces individus dont on dirait aujourd'hui q'uils appartiennent à une "minorité sexuelle". Quel leader religieux ou politique pourrait se targuer d'avoir donner un tel exemple, il y a de cela près de mille cinq cent ans ?

 

Toujours concernant les traditions arabo-islamiques dites « authentiques » – souvent attribuées à tort au Prophète Mahomet , comme nous venons de le voir - il y aussi le hadith très souvent cité qui dit : «
Lorsque deux hommes ont des rapports sexuels comme le faisait le peuple de Loth, le trône du Miséricordieux est ébranlé »
[13]. Ce hadith est apocryphe, c’est une superstition qui n’a rien à voir avec l’islam. Ce qui veut dire qu’il a été ajouté à la tradition arabo-islamique bien après la mort du Prophète Mahomet , qui n’a jamais prétendu que l’univers peut trembler simplement à cause d’un rapport sexuelle entre deux individus consentant. Alors pourquoi certains musulmans dogmatiques répètent encore souvent ce hadith apocryphe, s’il était si évident d’après le Coran que l’homosexualité est un péché par nature !?

De la même façon, il n’est jamais fait mention de l’homosexualité nulle part, et le seul hadith qui parle de relation sexuelles entre femmes est lui aussi apocryphe, cité la première fois par Al-Tabarani plus de trois cents ans après la mort du Prophète ; il a été ajouté après l’élaboration des six recueils de hadiths dits « authentiques ». Ce qui tend à prouver en l’occurrence, non seulement qu’après la mort du Prophète , même la sexualité des femmes a été contrôlée par la vision qu’en avaient les hommes au pouvoir et qui ne pensaient pas qu’une femme, sans pénis, puisse avoir une sexualité « indépendante »– l’adultère étant considéré par plusieurs savants musulmans comme la pénétration d’un pénis dans un vagin [13b]. De plus, ces hadiths apocryphes tendent à montrer qu’avec la dogmatisation de l’Islam, les « arabes » ne voyaient plus l’adultère – ou « l’homosexualité » - en tant que recherche exclusive d’un partenaire de même sexe -comme un simple danger pour la filiation, sacrée pour la morale tribale de l’époque ; mais, pour la première fois sans doute dans l’histoire du monde arabo-musulman, plusieurs décennies après la mort du Prophète , ces comportements sont considérés comme une pathologie [5].

Rappelons enfin les versets de la sourate qui nous parle du voyage céleste qu’a accompli Mahomet en passant par Jérusalem : « Dis : « Chacun agit selon son genre – en arabe shakilat , شكلة -,  mais votre Seigneur connaît parfaitement celui qui suit le meilleur chemin. Ils t'interrogent sur l'âme. Dis-leur : « L'âme relève de l'ordre exclusif de mon Seigneur et, en fait de science, vous n'avez reçu que bien peu de chose.» Si Nous le voulions, Nous retirerions tout ce que Nous t'avons révélé, et tu ne trouverais alors personne pour te défendre contre Nous ». [14]. Ici « shakilat » pourrait être traduit par « nature profonde sur laquelle l’individu à été façonnée » ou encore « identité de genre ». C’est une interprétation certes bien plus moderne et progressiste que celle que veulent imposée les plus dogmatiques des musulmans. Seul Dieu sait pourquoi il nous a crée ainsi, et pourquoi chacun, chacune agit de telle ou telle manière, en fonction de son genre ou se sexualité.

 

En conclusion, selon nous non seulement l'homosexualité n'est un péché en tant que telle ; mais il est du devoir de tout bon musulman de lutter contre la violence homophobe, comme le rappelait le recteur de Bordeaux, l'imam Tarek Oubrou [15]. Plus encore, il est du devoir de tout bon musulmans de France – et d’ailleurs – de faire une place aux minorités sexuelles au sein de la communauté musulmane en ces temps où l’homophobie n’est pas une simple opinion mais un délit [16]. Pour nous, toute utilisation de la tradition arabo-islamique à des fins politiques ne peut que servir les islamophobes et les extrémistes dogmatiques.

         Enfin, rappelons que le Prophète lui-même a interdit de son vivant - selon son fidèle compagnon le khalife de l’Islam Omar ibn Al-Khatab - que l’on se base trop sur ses hadiths et que l’on s’en tienne principalement au Coran [17] ; très probablement car il savait que les uns et les autres pourraient utiliser ses paroles pour modifier, en jouant sur les malentendus, l’esprit fondamentalement égalitaire et non violent de l’islam [18].

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            Nota Bene (ajouté le 28 mars 2011)

Dans certains chapitres du Coran il est fait référence au mariage en tant qu'union entre un homme et une femme, comme une paire complémentaire. Cependant, d'autres chapitres traitent de la nature fondamentale des relations humaines comme une dualité sans présence de la dichotomie entre les sexes. Probablement, la dualité pourrait exister à l'intérieur de chaque être. Cette Etats de l'égalité fondamentale des époux et donne une place à une conception non-genre de la relation humaine.

"O, les gens! Prenez soin de vos engagements auprès de ton Seigneur qui a créé avec une seule âme et de lui Il a créé son couple, et de l'union de deux multitude d'hommes et de femmes sont nés »(Coran 4:1)

"Et parmi Ses signes, vous pouvez trouver ceci: Il a créé les couples pour vous de vous-mêmes à vivre en paix avec eux, soufflant amour et de miséricorde dans vos cœurs. Certes, il ya des signes pour ceux qui en veulent voir "(Coran 30:21).

L.Zahed – fondateur et porte-parole

Pour la Commission "Couleurs Islam" de HM2F - le collectif citoyen des homosexuel-le-s musulman-e-s de France





BIBLIOGRAPHIE







[1] Le Livre Vert de HM2F a été présenté à l’Assemblée Nationale le 17 mai 2011, à l’occasion de la journée mondiale contre l’homophobie, la transphobie - http://www.homosexuels-musulmans.org/IDAHO_17_mai_2010_colloque_assemblee_nationale_francaise_HM2F.html

[2] Coran : 7.80-84, 11.69-83,15.51-77, 21.71-75, 22.42-43, 25.40, 26.159-175, 27.54-58, 29.28-35, 37.133-138, 50.12-13, 54.32-40 37, 66.10

[3] Coran : 7.80

[4] Dening, S. (1996). « The Mythology of Sex », Chapter 3, Macmillan General Reference, New York.

[5] El-Rouayheb, K. (2010). « L’amour des garçons en pays arabo-islamique. XVIe-XVIIIe siècle », p.36. Epel, Paris – In English “ Before Homosexuality in the Arab-IslamicWorld “.

[6] El Tarmidi, recueil de traditions authentiques, numéro 1376

[7] Manifeste CALEM pour la dépénalisation des rapports sexuelles entre adultes consentant – www.calem.eu

[8] Le rapport d’Amnesty internationale sur la question - http://www.amnesty.org/en/library/asset/POL30/003/2008/en/d77ce647-4cd3-11dd-bca2-         bb9d43f3e059/pol300032008eng.pdf ; voir aussi le rapport de l’ILGA - http://ilga.org/historic/Statehomophobia/Homophobie_d_Etat_ILGA_2007.pdf ; voir aussi la torture pratiquée par les forces de l’ordre égyptiennes avant la chute de Mubarak - http://www.youtube.com/watch?v=iCHM6LYiBsY&oref=http://www.youtube.com/results?search_query=torture egypt&aq=f&has_verified=1 ; voir enfin l’article paru sur Yagg l’interview de Mohamed Mezziane selon lequel « Moubarak a été le premier dictateur arabe à mener une persécution systématique et à grande échelle contre l’homosexualité et les homosexuels entre 2001 et 2005. Des milliers d’hommes ont été arrêtés par la police des mœurs. Les amis et connaissances homos de ces hommes ont été arrêtés aussi, à partir des carnets d’adresses des hommes arrêtés, ou d’une dénonciation obtenue sous la menace. Dans les grandes villes, la police des mœurs a constitué d’énormes fichiers de présumés homosexuels, et ceux-ci étaient souvent harcelés. Une partie de ces exactions a été bien documentée par Human Rights Watch [http://www.hrw.org/fr/news/2003/07/21/egypt-homosexual-prosecutions-overturned], notamment pour la période 2001-2003 - http://www.hrw.org/fr/news/2003/07/21/egypt-homosexual-prosecutions-overturned

[9] F. Mernissi (1987). « Le harem politique : le Prophète et les femmes ». Albin Michel, Paris. On y apprend notamment que le célébrissime Al-Bokhari – le plus grand des savants de la tradition orale islamique, les hadiths - était au courant de la réputation de Abu Huraïra ; et il rapporte lui-même que « les gens disaient qu’Abu Huraïra racontait trop de hadiths » -  Al-‘Uzziy, ‘A., A., S., A. (1981). « Difaa’ ‘An-Abi Huraïra ». Maqtabat Al-Nahda, Baghdad -. Omar Ibn Al-Khatab, second khalif de l’Islam, aurait fait la réflexion suivante : « nous avons beaucoup de choses à dire, mais nous avons peur de les dire, et cet homme là n’a aucune retenue » - Hajar, B. « Al-Isaba fi Tamyiz al-Sahaba ». Beyrouth -. Il aurait en effet retenu plus de 5300 hadiths - Hajar, B. « Al-Isaba fi Tamyiz al-Sahaba ». Beyrouth - reportés dans les six ouvrages musulmans les plus authentiques ; c'est-à-dire très probablement plus qu’aucun autre compagnons de Mahomet  ; plus même que les propres épouses même du Prophète  comme Aïcha, qui passait déjà à l’époque comme une référence en matière de jurisprudence et de sagesse islamique ! Sans compter que pour rapporter autant de hadiths, Abu Huraïra qui s’est converti à peine deux ans avant la mort du Prophète aurait dû passer son temps à écouter toutes les paroles du Prophète , afin de rapporter plus de sept hadiths par jour (ou un peu plus d’un par jour, si l’on reprends une autre forme de décompte des différentes version d’un même hadith) !

[10] Lors d’un entretien privé avec le Prophète Mahomet, Abu Huraïra lui dit ceci : « je suis un jeune homme et je crains les tourments de son âme, mais je ne trouve pas les moyens d'épouser une femme » [innee rajulun shaabbun wa ana akhaafu 'alaa nafsee al-'anata wa laa ajidu ma atazawwaju bihi an-nisaa'a]. Le Prophète  garda le silence, même après qu’Abu Huraïra ait réitéré sa déclaration trois fois. Enfin, après la quatrième fois, Mahomet  dit : « O Abu Huraïra, la plume est sèche en ce qui concerne ce qui peut être convenable pour ceux d’entre vous. Alors, soit eunuque pour cette raison ou abandonne. » - Bukhari, LXII 8. Pour comparaison, rappelons-nous que lorsqu’Uthman – khalife de l’islam après la mort du Prophète  - est venu demander à Mahomet  s'il pouvait être autorisé à vivre une vie d'abstinence. Cela lui a été clairement refusé. Abu Huraira semblait donc perturbé par le fait qu’il se sentait incapable de se marier à une femme.

[11] Sunan Abu Dawud – recueil de traditions dites « authentiques » -. Livre de l’Adab, no 4928 (4:282) ; voir aussi le livre de Rowson, E., K..: “The effeminates of early Medina”, Journal of the American Oriental Society, Vol. 111, No. 4. (Oct. - Dec., 1991), pp. 671-693.

[12] Sunan Abu Dawud, Livre 41, numéro 4910.

[13] S. Kugle (2010). « Homosexuality in Islam ». Oneworld Publications, London.

[13b] Hendricks, M. (2010) « Islamic text ; a source of acceptance of queer individuals into mainstream Muslim society” - click here ; voir aussi le livre De Habib, S. (2007). « Female Homosexuality in the Middle East: History and Representations ». Routledge, London ; voir aussi Andrew, W., G. & Kalpakli, M. (2005). “The Age Of Beloveds: Love And The Beloved In Early-Modern Ottoman And European Culture And Society”. Duke university press, où les auteurs décrivent des femmes masculines et fortes au poids d’en tuer un lion à mains nues, un mythe qui enferme toujours la femme sous le joug de la masculinité toute puissante puisque les seules femmes indépendantes serait des femmes masculines - http://books.google.fr/books?id=a30HVkX4UAEC&printsec=frontcover&dq=andrews and kalpakli beloved&source=bl&ots=mzl2fYjZL3&sig=po35gKo7x45TrnejuD3nUqFoUjc&hl=fr&ei=R5N_TZqPK8SxcenQ9IAH&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=1&sqi=2&ved=0CBsQ6AEwAA#v=onepage&q&f=false - ; voir aussi Kuru, S. (2006). « Kuru, Selim S. 2000. A Sixteenth Century Scholar: Deli Birader and His "Dafi`ü'l-Gumum Ve Rafi`ü'l-Humum." Unpublished PhD Dissertation. Harvard University”, où l’auteur nous parle de ces femmes qui déambulait dans l’empire ottoman dans des “bordel” ambulant emplis de godemichés et autres ustensiles de plaisirs ; voir aussi Najmabadi, A. (2005). « Women With Mustaches And Men Without Beards: Gender And Sexual Anxieties Of Iranian Modernity ». University of California Press, où l’auteur parle, très succinctement, de “contrat” – probablement de type matrimoniaux – entre certaines femmes de harems – des harems qui parfois pouvaient abriter plusieurs centaines de femmes issues des quatre coins du royaume.

[14] Coran : 17.84-86

[15] L’imam Tarek Oubrou était à l’Assemblée Nationale le 17 mai 2011 pour rappeler que nulle part, ni dans le Coran ni dans la Sunna –tradition orale du Prophète , l’homosexualité n’est condamnée en tant que telle - http://www.homosexuels-musulmans.org/IDAHO_17_mai_2010_colloque_assemblee_nationale_francaise_HM2F.html

[16] En 2004, l’homophobie est devenue un délit passible de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amendes - http://www.leparisien.fr/societe/l-homophobie-va-devenir-un-delit-24-11-2004-2005481660.php ; Rappelons par ailleurs que l'homophobie est un problème qui ne touche pas uniquement les musulmans ; c'est une problématique sociétales qui consiste a déshumaniser un groupe minoritaire bouc émissaire, lorsque le groupe majoritaire se sent en danger - http://www.homosexuels-musulmans.org/infrahumanisation_deshumanisation_violente_et_justice_de_la_reforme_de_l-islam_de_france.html. L'homophobie comme nous venons de tenter de le montrer n'a rien à voir avec l'islam. Un musulman qui serait homophobe et qui utilise l'islam - comme il pourrait utiliser certaines études biaisées en sciences humaines - http://www.kinseyinstitute.org/ - doit être dénoncé pour son comportement personnel, qui n'engage en rien l'ensemble de la communauté musulmane de France dont nous, les HM2F, faisons parti.

[17] Il dit : « le plus menteur des Mohaddithin [compagnons du Prophète  qui rapportent les hadiths qu’ils disent avoir entendu] est Abu Huraïra » -
Tabari, Tafsir, op cit, volume XXI, p.157. Ainsi, 'Omar l'a menacé de l'exiler, et de le renvoyer au Yémen, son pays d'origine, s'il continuait à raconter de tels hadiths - op cit, volume XXI, p.157. Aïcha également rejeta l’un de ses hadiths. Abu Huraïra, rapporte, selon lui, du Prophète Mahomet 
, qu'une femme croyante maltraitait une chatte en la torturant et que cette dernière a périt en Enfer. Néanmoins, ce témoignage est rejeté par 'Aïcha ; un disciple raconte : « Nous étions chez 'Aïcha, et il y avait Abu Huraïra avec nous, Aïcha lui dit : « Abu Huraïra, est-ce toi qui as dit que tu as entendu le Prophète Mahomet  déclarer qu'« une femme est allée en Enfer parce qu'elle a affamé une chatte en l'assoiffant » ? « J'ai entendu le Prophète Mahomet  dire cela », répondit Abu Huraïra. « Le croyant a trop de valeur aux yeux de Dieu, lui répondit Aïcha, pour qu'il puisse le torturer à cause d'une chatte […]. Abu Huraïra, la prochaine fois, quand tu entreprendras de répéter les propos du Prophète de Dieu, surveille ce que tu racontes » - Shaykh al-Islam al-Hafiz Ibn Hajar al-Asqalani dans al-Isaba fi Tamyiz al-Sahaba, volume VII, p.118. Nous savons là aussi que Abu Huraïra ne supportait pas que l’on maltraita de petits chattons. D’ailleurs son surnom, Abu Huraïra, veut dire en arabe « le père des chatons » ; il a été surnommé ainsi parce qu’il aimait particulièrement les petits chats.

[17] Bidar, Abdennour (2008). « L’islam sans soumission ». Albin Michel, Paris.








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CITIZEN NETWORK FOR A TRULY INCLUSIVE ISLAM OF FRANCE?

AND A SECULARISM TRULY RESPECTFUL OF EVERY BELIEF.

Spokesman, L.Zahed - publié le 15 avril 2011

Hope to see you soon among us, Peace.

http://www.homosexuels-musulmans.org
homomusulmans@gmail.com


   

HM2F, notre collectif citoyen, est coordinateur international de la conférence internationale
CALEM - financée en 2012 par le conseil de l'Europe et qui reçu le prix
Pierre Guénin de SOS homophobie -,
membre de la Fédération LGBT, du RAVAD, de l'ILGA ;
membre des collectifs interassociatifs Pinar Selek et IPERGAY, et
membre fondateur du MTE.

Le collectif HM2F est l'aboutissement d'une collaboration fraternelle entre des homosexuel(le)s (ou des citoyens appartenant à d'autres minorités sexuelles visibles) : qu'elles ou qu'ils soient athés, de confession juive, de confession musulmane, chrétienne, bouddhiste ou autre... C'est une grande fierté !
Et nous fomentons le secret espoir à la face du Destin, que cette pluralité et ce "vivre ensemble" citoyen et collégial,
restera la pierre angulaire sur laquelle nous continuerons de bâtir nos projets communs, inch'Allah.