|
HM2F |
L'HOMONATIONALISME
Libération
des homosexuel-les musulman-es de |
![]() |
| Retour haut de page |
Durant les dernières semaines, le collectif citoyen des homosexuel-les musulman-es de France a été l’objet de plusieurs attaques diffamatoires ; nous aimerions aujourd’hui partager avec vous nos interrogations, en divulguant des éléments d’information - que nous avions refusé de révéler jusqu’à présent - afin de tenter d’y voir plus clair dans ce contexte politique, pour le moins difficile, dans lequel nous avons à travailler depuis deux ans. HM2F et l’inter-LGBT* parisienne
HM2F
est un collectif citoyen, œuvrant depuis deux ans
pour un islam de France
véritablement inclusif, ainsi qu’une conception de
la laïcité qui soit
respectueuse de la liberté de croyance de chaque citoyen-ne.
En cela, HM2F a
travaillé en collaboration avec de nombreuses associations,
à Paris et sur
l’ensemble du territoire national, en Europe et à
un niveau international. Nous
avons ainsi construit un discours apaisé, au-delà
de tous préjugés dont
certains pensaient, il y a deux ans à peine, qu’il
était impossible de
l’élaborer pour des homosexuel-les musulman-es.
Assez logiquement, l’inter-LGBT
par le biais de son porte-parole, nous a demandé
à deux reprises - en réunions
publique - de rejoindre l’inter-LGBT.
Pourtant,
le 29 octobre 2011, le collectif citoyen HM2F s'est vue
refusé l'adhésion a
l'inter-LGBT parisienne, sous prétexte que certains d'entre
nous tentent d'être
de « bons musulmans » ; certains
membres de l’inter-LGBT, minoritaires
mais farouchement opposés à
l’adhésion de musulmans au sein de leur collectif,
nous demande pourquoi nous ne buvons pas d’alcool
à nos réunions ( !?),
que nous donnons ainsi l’impression de sortir d’un
« dogmatisme à
l’autre »,
que nous tenons selon eux
un « double discours »,
qu’ils ne nous font pas
« confiance ».
Plus tard, il nous enverrons une critique des statuts du collectif -
alors que
l’inter-LGBT ne procède ainsi pour aucune autre
association, c’est là un
traitement discriminatoire qu’ils ont
réservé aux musulmans LGBT -, afin de
justifier de leur exclusion de HM2F. Ces membres de
l’inter-LGBT nous demandent
notamment si nous tirons certaines des règles de notre
règlement intérieur d’un
« hadith** impératif et
d’origine
avéré » !?
Auraient-ils posé
ce genre de question à une association non
confessionnelle, qui déciderait
de partager des aliments conforme à un régime
qu’ils considèreraient comme
particulièrement bon pour leur santé ? Certain-es
d’entre nous ont eut à lutter
toute leur vie durant, chez nous en France, contre ce genre de
préjugés.
Nous
aimerions divulguer aujourd’hui le fait que,
déjà l’année
dernière, l’ARDHIS
- dont l’ancien président,
membre de la commission politique de l’inter-LGBT,
actuellement le nouveau
président de l’inter-LGBT -, nous a clairement
signifié son refus de travailler
avec nous parce qu’ils avaient peur des
amalgames du fait que nous
sommes de « religion musulmane »
(leur email du 10/07/10). Pourtant, à
l’époque nous avions entendu leur peur des
amalgames, et nous avions fait
l’effort de maintenir le dialogue en rédigeant un
article à leur sujet sur le
site internet de HM2F [1]. Puis c’est la conférence
des associations arabes LGBT - intitulée
« Mantiquitna » -, que
nous avions pourtant invité à notre
conférence CALEM à Paris en 2010 [2], qui
nous ont clairement signifié ne pas vouloir travailler avec
nous du fait, entre
autre, que nous étions des LGBT musulmans
de France et non pas des
« arabes » (leur email du 7
janvier
2011).
Il
est intéressant de noter que le représentant de
la conférence des associations
arabes LGBT a été invité par
la
commission politique de l’inter-LGBT à la gaypride
parisienne, en juin 2011.
Cela, au moment même de la polémique autour de
l’affiche décrite comme «
nationaliste », proposée à
l’époque puis retirée par
l’inter-LGBT
parisienne [3]. Il est alors intéressant de nous interroger
sur la raison pour
laquelle des associations, qui ne veulent pas travailler avec nous du
fait que
nous sommes musulman-es, trouvent tant
d’intérêt à travailler
ensemble, sans
nous. Est-ce là simplement une question
d’affinité politique ? Auquel cas,
dont acte. Ou bien s’agit-il là d’une
stratégie coordonnée afin d’isoler les
homosexuel-les musulman-es de France ? *Lesbienne,
gays, bisexuels, transidentitaires. **Tradition orale du Prophète de l’islam ASWS. HM2F en Israël et Palestine : entre islamophobie et antisémitisme A
la même période exactement où HM2F
s’est vue
refuser l’adhésion à
l’inter-LGBT parisienne, la conférence
des associations arabes LGBT
nous a accusés de prendre
part à un voyage en Israël et Palestine qui serait
en
réalité un projet
« sioniste »
; ils appelèrent par la suite tous nos contacts à
nous
boycotter, en
particulier les invités de marque de la
conférence CALEM
2011, qu'ils ont voulu
dissuader de venir. La question que les membres de HM2F se posent est
la
suivante : pourquoi sommes-nous à HM2F
qualifié-es
à la fois de musulmans
« dogmatiques », puis de
« sionistes », par des
associations qui travaillent ensemble, quasiment à la
même
période ? Qu'est-ce
que la commission politique de l'inter-LGBT et la conférence
des associations arabes LGBT auraient à gagner en
voyant
HM2F réduit au silence, boycottée ? Il est
important de préciser enfin que seule
une association palestiniennes LGBT, membre de la conférence
des associations arabes LGBT, a appelé
à boycotté notre
voyage ET la conférence CALEM 2011 ; nous avons par
ailleurs rencontré
plusieurs représentants associatifs sur le terrain en
Israël et Palestine, dont
des palestiniens en Israël (Tel Aviv) où en
Palestine (à Ramallah et Bethléem)
[4]. Nous
pensons que les associations européennes qui se
servent de la position victimaire de la conférence
des associations arabes LGBT - qui sur le terrain en Europe
sont quasi
inexistantes en réalité, malgré toutes
les belles promesses de visibilité accrue
qu’on leur fait -, ne veulent pas de musulman-es LGBT
à la parole forte. Nous
pensons en cela que la conférence
des
associations arabes LGBT - qui sont pour certains
d’entre eux réfugiés en
Europe, inexpérimentés et connaissant mal la
politique politicienne du milieu LGBT
européen -, sont utilisés a des fins
« homonationalistes » par des
associations européennes qui ne veulent d'homomusulmans que
dans une position
victimaire, en rupture avec leur culture d'origine et rejetant
l’islam. Nous
pensons également que l’intériorisation
que la conférence des associations
arabes LGBT fait des thèses antisémites
et panarabistes élaborées par des radicaux
musulmans, en Europe ou dans le
monde arabe, ne leur permettront pas pour autant
d’être accepté-es par ces derniers
en tant que « queer » ;
c’est tout le contraire, puisqu’il
s’agit là selon nous d’une forme
d’homonationalisme arabe qu’il nous faut
combattre, et qu’il nous a été
donné de mieux connaitre lors de notre voyage,
justement, en Israël et Palestine [4]. L’homonationalisme
est l’utilisation, dénoncée par des
intellectuels
telle que Judith Butler à Berlin [5],
d’associations LGBT d’idéologies
ouvertement
racistes ou islamophobes. En cela, quelle différence y
a-t-il entre la peur des
musulman [6] récupérer aux Pays-Bas ou en
Allemagne par l’extrême droite ;
ou cette même récupération
homonationaliste en France au profit de l’extrême
gauche ? Selon nous, aucune ; chacun se fera à
l’avenir sa propre opinion.
En ce qui nous concerne, le Conseil d’Administration ainsi
que le Bureau
National du collectif citoyen des HM2F, réunie de ce mardi
22 novembre 2011 à
20h, refusera à l’avenir de répondre
désormais positivement aux invitations des
leaders de l'inter-LGBT (d’ailleurs, nous n’en
avons reçu aucune pour le moment),
tant que cette dernière n'aura pas su calmer ses dissensions
internes, le
manque de précision de ces statuts quant aux
critères précis d’inclusion ou non
d’une nouvelle association, et enfin tant qu’ils ne
donneront pas des garanties
claires et précises par rapport à un
homonationalisme qui nous vient du nord,
mais qui semble désormais gagner de plus en plus de terrain
en Europe. Pour autant, nous n’affirmons pas que l'inter-LGBT est islamophobe ; mais clairement, il y a de l’islamophobie et des incohérences politiques au sein de l'inter-LGBT parisienne qui a réservé, pour les raisons politiciennes que nous venons de vous soumettre, un traitement particulier au collectif citoyen HM2F. N’est-ce pas là le propre même de la discrimination ? Comment demain l’inter-LGBT pourra encore se présenter en tant que parangon de vertu et de lutte contre toutes les discriminations, alors qu’elle pratique au sein du milieu LGBT un traitement différent ? Qui plus est, sous l’influence d’un courant homonationaliste, antisémite et islamophobe, européen, et cela en fonction de la confession religieuse majoritaire de telle ou telle association ? En ce qui nous concerne, HM2F continuera de travailler aux cotés de ceux qui, loin de toute idéologie ou de manipulation politicienne, voudront s’inscrire en faux contre toutes formes de discriminations, en France et partout où l’islam porte sa voix. HM2F
opposée à toutes formes
d’homonationalisme : conséquences sur la
conférence internationale
CALEM Aucun
des représentants officiels du collectif
citoyen des HM2F ne participera à la conférence
CALEM de cette année qui se
tiendra à Bruxelles, alors même que HM2F a
élaboré de toute pièce cette
conférence depuis deux années
consécutives - du concept de collaboration
internationale, aux invitations des principaux invité-es, en
passant par le
site internet ou les dossiers de présentation. Pour autant,
même si nous ne
sommes pas présent à la conférence
CALEM de Bruxelles, nous laisserons notre
association sœur Merhaba [7] aller au bout de
l’organisation de la conférence
CALEM de cette année, pour laquelle Merhaba a
obtenue des subventions
belges au sujet desquelles elle devra rendre compte ; la
conférence est donc
bien organisée cette année à Bruxelles
- et non pas à Tel Aviv, comme l’ont
affirmé certains de nos détracteurs -, puisque
l’idée originelle de CALEM était
que chaque association LGBT musulmane d’Europe organise,
chacune son tour, la
conférence ; il n’est sans doute pas encore temps
pour une telle entreprise
collégiale, aux vues du contexte politique actuel. Merhaba -
le premier
partenaire particulier de HM2F pour la conférence CALEM -
continuera son
chemin, à leur propre façon ; nous les
encourageons en effet à la maturation de
leurs réflexions. Nous rappelons ici que nous avions
convié Merhaba à
participer à notre voyage en Israël et Palestine,
par un email adressé à leur
CA le 23 février 2011 ; Merhaba n’avait
pas donné suite, sans aucune forme
d’autre commentaire. Ils nous ont assuré par
ailleurs, lors de notre
conversation téléphonique du 22 novembre 2011,
qu’ils ne donneraient aucune
place à l’homonationalisme, d’aucune
sorte, au cours de la conférence ;
dans le cas contraire, ils en assumeront seul
l’entière responsabilité. Quoiqu’il
en soit, au vues des pressions appliquées
sur nous et nos partenaires - boites emails inondés de
menaces et de mise en
garde notamment -, HM2F a demandé à ses
partenaires (conversation téléphonique
du samedi 19 novembre 2011) d’annoncer que nous ne
travaillerons plus ensemble
dans l’immédiat ; d’ailleurs,
nous préférons ne plus travailler en
collaboration avec qui que ce soit sur le thème
d’islam et homosexualité, s’il
s’agit alors de faire de l’apologie de la politique
homonationaliste des uns ou
des autres. En cela, l’une des raisons principales de notre
décision de ne pas
participer à CALEM 2011 à Bruxelles est tout
simplement le fait que The Inner
Circle - TIC [8], l’autre partenaire
principale de CALEM 2011 - nous a clairement fait comprendre
qu’ils ne
pourraient assister à CALEM à Bruxelles, aux vues
des pressions politiques qui
pèsent sur eux, si les représentants de HM2F y
sont représentés. C’est par
conséquent clairement la collaboration entre TIC &
HM2F qui est visée in fine -
nos deux associations étant
tout à fait sur la même longueur d’onde
concernant islam et homosexualité -,
par le biais de la conférence CALEM. Plus encore, TIC a
également été menacée
de voir leurs « subventions »
diminuées, de la part de leurs sponsors
financiers nord-européens - une
délégation de TIC se trouve en ce moment
même à
Amsterdam -, s’ils ne s’alignaient pas sur ce qui
semblerait être désormais pour
certains la seule ligne « politiquement
correcte » et acceptable pour
les homomusulmans de France et d’ailleurs ; celle de
ne rien faire d’autre
que de soutenir les réfugiés venu-es du monde
arabe, sinon rien ; notons
que la Conférence des associations
LGBT
arabes est soutenu financièrement par l'Europe du
Nord, tout comme les
associations françaises traitant des
réfugiés, et tout comme TIC se voit
proposée d'être soutenue en ce moment
même, par les même bailleurs de fonds. HM2F
a soutenu dès le début les
réfugiés, en tant
qu'individus et en tant
qu'organisations, mais nous avons toujours refusé de
considérer l'islam comme
automatiquement homophobe et de présenter l'islam comme la
cause principale de l’arrivée
de ces réfugiés fuyant
l'homophobie, en
raison de leur homosexualité depuis leur pays, pour des
raisons politiques qui
n’ont rien à voir avec l'islam. Nous pensons que
la vision que certains
politiciens en Europe tentent d'imposer à propos de l'islam
et des réfugiés
est, à nouveau, la conséquence d’un
homonationalisme qui avance désormais à
visage découvert, et qui ne veut de musulman-es
homosexuel-les que ceux dans
une position victimaire, faible, traqués dans leurs pays, en
rupture avec leur
culture d’origine et en rupture avec
l’islam ; et/ou intériorisant les
normes des fondamentalistes et des panarabistes - certaines
associations arabes
LGBT travaillent même avec le Hezbollah
(…). Pour notre part, nous qui avons toujours
été totalement indépendant et qui
avons organisés CALEM en 2010 entièrement sur les
fonds personnels de nos
membres, nous pensons que l’autodétermination est
encore possible lorsque l’on
est homomusulman-es. Nous ne saurons douter du fait que TIC saura
trouver sa
voix à travers l’ensemble de ces
embûches idéologiques et financières
qu’ils
sauront surmonter, inch’Allah, tout comme HM2F le fait. Par
ailleurs, l’autre raison principales de ne pas
participer à CALEM 2011 à Bruxelles
étant que, dans le contexte politique
actuel et la polarisation qu’il entraine, il nous a
été demandé de dénoncer
l'homonationalisme sioniste uniquement, très certainement
parce que la majorité
des israéliens sont juifs, alors qu’il nous a
été fortement recommandé de ne
pas dénoncer avec la même force l'homonationalisme
panarabiste ou européen ;
selon nous c'est tout simplement de l'antisémitisme
primaire ! Au risque,
en plus, d’importer en France et en Europe les tenants et les
aboutissants du
conflit israélo-palestinien ; Certains partis
politiques fondamentalistes
Moyen-Orientaux ayant interdit à des associations LGBT
issues de la diversité -
membre de la conférence des
associations
arabes LGBT
- de travailler avec des associations LGBT juives en
France ! Certaines associations « queer
musulmanes » ont été
ostracisées, par exemple au Canada, pour propos
antisémites. Là encore, ce fut
la conséquence de l’intériorisation de
préjugés portés
généralement par des
fondamentalistes ou des panarabistes, que nous ne cautionnerons
jamais ;
qui plus est, c’est selon nous le signe d’une
réponse intellectuellement pauvre
à l’islamophobie et à
l’homophobie au sein de
l’Islam, que d’intérioriser, de
manière primaire, l’homonationalisme des plus
radicaux
d’entre nous afin de
tenter de se faire accepter par eux - ce qui ne se produira jamais de
cette
façon là, nous en sommes convaincu-es. Concernant
la Palestine, il nous faut préciser que
nous sommes pour la paix au Moyen-Orient ; nous avons en cela
salué - là encore
contrairement à qu’on affirmé certains
de nos détracteurs - la décision de la
France de soutenir la création d'un état
palestinien indépendant et non occupé
par Israël car - pour les raisons que nous explicitons
à plusieurs reprises au
cours du blog de voyage en Israël et
Palestine en donnant la parole à ceux qui sont
concerné-es en premier lieu (les
Palestiniens LGBT) [4] - nous pensons que c'est la façon la
meilleure de
promouvoir les droits des individus appartenant de fait à
une minorité sexuelle
LGBT. C’est là, et là uniquement, notre
préoccupation première au sein du
collectif citoyen HM2F, loin de toutes formes de calculs politiciens,
nationalistes,
idéologiques. Qui plus est, aider les plus
extrémistes de tel ou tel pays à
discriminer telle ou telle minorité, plutôt qu'une
autre, ne fera pas avancer
nos droits humains LGBT ; pire encore, selon nous cette politique
contribue à
la montée et au renforcement de ces extrémismes
qui sont la cause première de
toutes discriminations comme l'homophobie, l'islamophobie et
l'antisémitisme,
que nous disons combattre. Enfin,
la dernière raison pour que HM2F ne participe
pas à la conférence CALEM à Bruxelles
étant que l’une des principales
associations représentant la conférence
des associations LGBT arabes - fondée par des
réfugiés arabes LGBT - se
trouve à Bruxelles; nous craignions qu’ils ne
fassent tout pour empêcher la
tenue de cette conférence si nous y sommes. Perspectives
à venir, pour un islam de France véritablement
inclusif et une laïcité
respectueuse de toutes les croyances Notre
collectif citoyen paiera le prix qu’il faut
afin de ne pas être dévié de nos
objectifs principaux : la lutte pacifique
contre toutes formes de discriminations, notamment contre
l’homophobie, en
contribuant à l’élaboration
d’un islam de France véritablement
inclusif ;
ainsi que la lutte contre l’islamophobie, par la promotion
d’une représentation
de la laïcité véritablement respectueuse
de toutes les croyances. Nous voulons
croire que le fait de subir une double discrimination, en tant
qu’homosexuel-les et musulman-es, devrait nous permettre
d’éviter de reproduire
les mêmes schémas sur d’autres
minorités, comme les juifs, ou les femmes, ou
les transidentitaires, ou les séropositifs, etc. En tant
qu’homosexuel-les et
musulman-es, nous croyons enfin que
seule l’autodétermination, au-delà de
toutes idéologies exclusives, permettra à
chacun-e d’entre nous d’élaborer sa
propre libération. Nous
pensons être à même, lorsque
l’on s’en donne
les moyens intellectuels, d’accomplir notre
libération vis-à-vis de toutes
formes d’extrémismes - homophobie, islamophobie,
antisémitisme,
homonationalismes -, et aujourd’hui plus qu’aucun
autre jour nous sommes prêt à
en payer le prix. En cela, nous avons décidé de
rester concentré sur le thème
principal qui est le notre, loin de toutes manipulations politiciennes
ou
considérations financières, à savoir
la diversité des genres et des sexualités
au sein de l’islam de France. Nous continuerons de travailler
avec le reste de
nos partenaires à des projets dans ce sens, loin de toutes
formes de
manipulations politiciennes et indépendant
financièrement ; nous pensons pour
autant que dans un tel contexte politique, une collaboration
internationale
centrée véritablement sur islam et
homosexualité, est une entreprise
intellectuelle qui s'avèrera de plus en plus ardue. Nous enfin en cela les nombreuses associations qui ont contactées HM2F au lendemain du refus de l’inter-LGBT, dont certains membres fondateurs de l’inter-LGBT, qui se sont dit « stupéfait » de tant d’opposition, minoritaire mais politiquement très influente au sein de la commission politique de l’inter-LGBT, à notre participation à la vie LGBT parisienne. Nous remercions également ces mêmes associations, nombreuses, qui nous ont soutenus lorsque, après avoir été traité de « dogmatique », nous avons été qualifiés de « sionistes » ; et qui nous ont soutenue également sans faille lorsque la conférence des associations LGBT arabes a appelé au boycotte de la conférence CALEM. Cette dernière attaque contre HM2F selon nous tend à prouver que malheureusement - en dépit de toutes les autres retombées très positives de ces deux années de conférences consécutives -, c’est la visibilité de la conférence CALEM qui nous a apporté toutes ces inimitiés de la part d’une minorité radicalement islamophobe au sein du mouvement LGBT. Nous remercions par ailleurs le Centre LGBT de Paris, qui nous a soutenu dès notre création ; Les associations Beit Haverim, David et Jonathan, l’ILGA, le Ravad et la Fédération LGBT de France*.
Le
Conseil d’Administration du collectif citoyen des HM2F. Contact
presse : Ludovic Lotfi Mohamed Zahed -
Tél. 0659919012 - homomusulmans@gmail.com [2]
www.calem.eu
[4]
Blog de voyage de HM2F à
propos du voyage en Israël et Palestine : http://www.homosexuels-musulmans.org/INCLUSIF/BLOG-voyage-isreal-palestine-spiritualites-LGBT.html
[5]http://360.ch/blog/magazine/2010/06/judith-butler-jette-le-trouble-dans-la-csd-de-berlin/
http://www.revuedeslivres.fr/homonationalisme-et-imperialisme-sexuel/
[6]
http://360.ch/blog/magazine/2011/02/peur-musulmans-gays-en-voie-de-recuperation/
[7]
http://webgay.skynetblogs.be/archive/2008/01/15/merhaba.html |
COLLECTIF CITOYEN POUR UN ISLAM DE FRANCE VÉRITABLEMENT INCLUSIF,
& UNE LAÏCITE VÉRITABLEMENT RESPECTUEUSE DE TOUTES LES CROYANCES.
Porte-parole, L.Zahed - 23 novembre 2011
Au plaisir de
bientôt vous comptez parmi nous.
http://www.homosexuels-musulmans.org
homomusulmans@gmail.com
CALEM - financée en 2012 par le conseil de l'Europe et qui reçu le prix Pierre Guénin de SOS homophobie -,
membre de la Fédération LGBT, du RAVAD, de l'ILGA ;
membre des collectifs interassociatifs Pinar Selek et IPERGAY, et membre fondateur du MTE.
Le
collectif
HM2F est l'aboutissement d'une collaboration fraternelle entre des
homosexuel(le)s (ou des citoyens appartenant à d'autres
minorités sexuelles
visibles) : qu'elles ou qu'ils soient athés, de confession
juive, de
confession musulmane, chrétienne, bouddhiste ou autre...
C'est une
grande fierté !
Et nous fomentons le secret espoir à la face du Destin,
que cette pluralité et ce "vivre ensemble" citoyen et
collégial,
restera la pierre angulaire sur laquelle nous continuerons de
bâtir nos
projets communs, inch'Allah.














