Comprendre l’infection à chlamydia pour l’éviter ou se traiter

Malgré les avancées scientifiques, l’humanité reste toujours exposée à plusieurs infections sexuellement transmissibles. Au nombre de celles-ci, nous avons la chlamydiose qui est l’une des infections bactériennes les plus fréquentes. Elle sévit principalement dans les pays industrialisés et est considérée comme une maladie silencieuse. Nous vous invitons à en savoir davantage sur cette maladie afin de prendre les précautions pour l’éviter.

Qu’est-ce que la chlamydiose ?

La chlamydiose est une maladie sexuellement transmissible. Il est fréquent d’entendre certaines personnes l’appeler à tort chlamydia. C’est une maladie provoquée par la bactérie Chlamydia trachomatis. Chez l’homme, elle attaque l’urètre avant d’infecter le rectum, la gorge ou les yeux. Chez la femme, l’affection débute dans le col de l’utérus avant d’évoluer dans les mêmes organes que chez l’homme.

C’est l’une des infections sexuellement transmissibles les plus répandues. Toute personne sexuellement active peut être infectée au moins une fois dans sa vie par le parasite chlamydia trachomatis. En France, on enregistre chaque année plus de 350 000 cas d’infections liées à la chlamydiose. Bien qu’étant une IST très fréquente, elle passe souvent inaperçue, car généralement asymptomatique. C’est ainsi que plus de 50% des personnes infectées déclarent n’avoir eu aucun symptôme.

Comment se transmet l’infection à chlamydia ?

La bactérie pathogène connue sous le nom de Chlamydia trachomatis est à l’origine de la chlamydiose. Elle se transmet par voie sexuelle. Ainsi, toute relation sexuelle vaginale, anale et même orale est susceptible de la provoquer. Le risque de contamination devient plus élevé lorsqu’il s’agit d’une relation sexuelle non protégée. C’est aussi le cas lorsqu’on a des rapports sexuels avec plusieurs partenaires. Une personne qui a un seul partenaire sexuel peut se croire à l’abri de cette infection. Sachez que ce n’est pas toujours vrai. Car un partenaire sexuel régulier peut lui aussi avoir plusieurs autres partenaires sexuels.

La chlamydiose est une infection bactérienne extrêmement contagieuse. C’est pour cette raison que dans certains cas, elle peut être transmise pendant la grossesse. En effet, une mère infectée peut transmettre la maladie à son bébé pendant un accouchement par voie naturelle (accouchement vaginal).

Quels sont les symptômes de cette affection

L’infection pathologique à Chlamydia trachomatis peut toucher aussi bien les hommes que les femmes. Cependant, des études ont prouvé que les jeunes sont plus exposés. Chez les hommes, ceux âgés de 20 à 24 ans sont les plus touchés, tandis que la maladie affecte plus les femmes de 14 à 25 ans.

Bien qu’il s’agisse d’une maladie silencieuse, les cas où elle laisse apparaître des symptômes sont fréquents. Ces derniers se présenteront sous différents aspects que ce soit chez l’homme, la femme ou le nouveau-né.

Les symptômes de la chlamydiose chez la femme

L’IST se manifeste chez la femme par des sensations de brûlure au moment de la miction. Des pertes vaginales de couleur blanchâtre peuvent aussi survenir. Il n’est pas exclu d’observer des saignements après les rapports sexuels ou après les menstruations. Il convient de préciser que chez la femme, la maladie touche principalement le col de l’utérus. C’est pour cela qu’elle entraîne le plus souvent des douleurs abdominales et au niveau du bas ventre. Ces douleurs peuvent s’étendre aux rapports sexuels ainsi qu’à la période les règles.

Partie du col de l’utérus, la chlamydiose peut évoluer vers d’autres organes. Ainsi, elle peut provoquer une rectite chez la femme. La rectite se manifeste par une inflammation de la paroi du rectum. Ce symptôme peut également être suivi de douleurs rectales et d’un écoulement anormal par l’anus.

Les symptômes de l’infection à chlamydia chez l’homme

Chez l’homme, la chlamydiose présente des symptômes de même nature que ceux de la femme. La différence est que chez l’homme, la maladie affecte l’urètre. Une fois infectée, la pathologie provoque chez le patient :

  • Des douleurs en urinant ;
  • Des démangeaisons et picotements au niveau de l’urètre ;
  • Des douleurs et inflammations au niveau des testicules ;
  • Des émissions fréquentes et anormales d’urine ;
  • Des écoulements urétraux.

Lorsque les symptômes évoluent, cette MST peut causer une pharyngite ainsi qu’un gonflement de la région du rectum.

Les symptômes chez le nouveau-né

Lorsqu’un nouveau-né est atteint de la chlamydiose, il développe généralement deux types de pathologies : une infection pulmonaire et une infection des yeux. L’infection pulmonaire présentera des symptômes comme la fièvre, la toux ainsi que des difficultés respiratoires. Quant à l’infection des yeux, elle laisse apparaître des rougeurs et parfois des écoulements au niveau des yeux.

Quels sont les risques de complications des symptômes ?

Lorsque l’infection bactérienne n’est pas vite traitée à temps, les symptômes peuvent s’aggraver et entraîner certaines complications. La chlamydiose peut être source d’infertilité aussi bien pour l’homme que la femme. Même dans le cas où la femme arrive à concevoir, elle peut avoir une grossesse compliquée. Chez l’homme, la chlamydiose peut favoriser le développement de la prostatite ou une fermeture de l’urètre. La conjonctivite ou une pneumonie peut également s’observer chez le nouveau-né en cas de complications.

Comment prévenir la chlamydiose ?

La chlamydiose est une infection sexuellement transmissible. De ce fait, le seul moyen de l’éviter totalement est la pratique de l’abstinence sexuelle. Mais comme cette précaution n’est pas réaliste, l’usage du préservatif est vivement recommandé. Les relations sexuelles non protégées exposent les partenaires à une infection génitale du parasite Chlamydia trachomatis.

Pour les relations orales, il est aussi possible de se protéger afin de diminuer l’exposition à la contamination. Vous pouvez utiliser un carré en latex pour couvrir la vulve ou l’anus. Cela permet d’éviter un contact direct entre la bouche et les parties génitales.

Pour ceux qui utilisent les jouets sexuels, il est important de veiller à ce que ces derniers soient strictement personnels. Toutefois, il est aussi possible de les couvrir avec du condom lorsqu’on les partage avec une autre personne.

Comment se passe le dépistage de la chlamydiose ?

Le diagnostic n’est pas seulement symptomatique. D’ailleurs, les cas dans lesquels la maladie laisse apparaître des symptômes ne sont pas aussi fréquents. C’est même pour cela que le dépistage de la maladie est souvent retardé. De plus, lorsqu’elle présente des symptômes, ceux-ci peuvent être confondus avec d’autres infections bactériennes. C’est le cas par exemple de la blennorragie qui présente à peu près les mêmes symptômes que la chlamydiose.

Le diagnostic se fait à partir d’un test de dépistage. C’est un examen rapide et indolore. Le dépistage consiste en un prélèvement de sécrétions vaginales chez la femme et en un prélèvement urinaire chez l’homme. Les échantillons sont examinés en laboratoire à la recherche de la bactérie responsable de la pathologie.  Il est aussi possible de pratiquer d’autres examens dans le but de rechercher d’autres IST.

Comment traiter la chlamydiose ?

Lorsque le dépistage de la chlamydiose est positif, il convient d’envisager le traitement de la personne infectée ainsi que celui de ses partenaires sexuels. Même lorsque ces derniers ne sont pas infectés, il serait plus prudent qu’ils suivent un traitement simultané. Cela limiterait les risques de réinfection.

Comme elle est sexuellement transmissible, l’infection à chlamydia se traite avec des antibiotiques. Votre médecin traitant peut vous prescrire de l’azithromycine ou la doxycycline. Ce sont des antibiotiques très efficaces contre la chlamydiose.  Le traitement à l’azithromycine se fait en une prise unique tandis que l’administration de la doxycycline se fait en un traitement de sept jours. La personne infectée ainsi que ses partenaires doivent suivre le même traitement et pendant la même période. Il est important de s’abstenir de tout rapport sexuel pendant la période du traitement.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *